‹ Louis XV, et le renversement des alliancesChapitre 231 sur 249 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

ATTITUDE DES COURS DE VIEXNE , PÉTERSBOURG ET VERSAIL- LES AU MOMENT DE LA RUPTURE. REVUE DE LA CON- DUITE DE MARIE-THÉRÈSE ET DE FRÉDÉRIC.

Quelque étrange que cela puisse paraître , la démarche de Klinggraeffen à la fm de juillet 1756 ne fut pas interprétée par la cour de Vienne comme signe précurseur d'une attaque prochaine du roi de Prusse. D'après une lettre de Fleming en date du 28 de ce mois (1), relatant une conversation avec Kaunitz, la cour d'Autriche voulait, en donnant au roi Frédéric « une réponse aussi énergique qu'obscure, éviter une discussion diplomatique sur les armements des deux puissances ».

L'Autriche était, en effet, fort en retard pour ses préparatifs, qui n'avaient été commencés que pendant le mois de juin. Dans une dépêche à Stahremberg, du 18 juin, le chancelier parle pour la première fois des visées belliqueuses de la Prusse et des précautions que va prendre l'impératrice. « Il nous importe grandement, écrit-il (2) , de nous mettre à l'abri de toute surprise ; mais nous concevons en même temps qu'il est de la prudence de ne

(1) Fleming à Briihl, 28 juillet 1756. Com-espondance politique, t. XIII, page 215.

(2) Kaunitz à Stahremberg, 18 juin 1756. Archives de Vienne.

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