RÉSULTATS DIPLOMATIQUES DE
de la Russie et des États protestants du nord de FAllemagne.
Le refus d'accéder aux conditions posées par la cour de Vienne avait fait échouer la première et principale partie de la combinaison. Ce premier échec devait en entraîner un second : il était fort à craindre que la brouille avec l'Autriche n'entravât les efforts tentés pour conserver l'appui de la Hollande; les États généraux de ce pays, soucieux de leur sûreté , semblaient disposés à prêter l'oreille aux propositions de neutralité que leur faisait la France. Sur les autres points de son programme, le gouvernement du roi George put enregistrer un succès complet en Espagne , et un succès apparent en Russie. Quant aux traités de subsides avec les princes allemands, le seul conclu fut celui du landgrave de Hesse. Des considérations d'ordre parlementaire firent ajourner les conventions qu'il eût été facile de signer avec la Saxe, le Brunswick et d'autres petits États de l'empire.
En résumé, au commencement de l'automne de 1755, l'Angleterre avait perdu ou était sur le point de perdre ses anciens alliés, et, en compensation de cet abandon presque certain , pouvait inscrire à son avoir le traité russe échafaudé sur un malentendu , et les chances bien problématiques d'un accord avec le roi de Prusse.