‹ Louis XV et sa cour: 1-2Chapitre 15 sur 17 · GLOIRE, UNION, SAGESSE, BIENFAISANCE, PROSPÉIUTÂ · texte numérisé non relu

GLOIRE, UNION, SAGESSE, BIENFAISANCE, PROSPÉIUTÂ

c Nous, grand cophte, fondateur et grand maître de là haute maçonnerie égyptienne, dans toutes les parties orientales et occidentales du globe; faisons savoir à tbusi ceux qui verront ces présentes que, dans le séjour que tlous avons fait à Lyon, beaucoup de membres de cet Orient, suivant le rit ordinaire, et qui porte le titre dé Sagesse, nous ayant manifesté l'ardent désir qu'ils avaient de se soumettre ë notre gouvernement, et de recevoir dé nous les lumières et le pouvoir nécessaires pour connaître et propager la maçonnerie dans sa vraie forme et dans sa primitive pureté, ûous nous sommés rendu à leurs voeiix, persuadé qu'en leur donnant des signes de notre bien^ veillàncé, nous aurons la douce satisfaction d'avoir travaillé pour la gloire de l'Éternel, et pour le bien de Fhtimanité.

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> Sur ces motifs, après avoir suffisamment établi et vérifié, auprès du vénérable et de beaucoup de membres de ladile loge, le pouvoir et Tautorité que nous avons à cet effet, avec le secours de ces mômes frères , nous créons, et fondons à perpétuité, à l'Orient de Lyon, la présente loge égyptienne, et nous la constituons i>ge mère par tout rOrient et TOccident, lui attribuant pour toujours le titre distinctif de S» f gesse triomphante, et nommant pour ses ofTiciërs perpétuels, inamovibles, etc., etc. >

Cette patente, entre autres emblèmes , portait une croix avec ces trois lettres L. P. D. Ces trois lettres étaient les initiales de ces trois mots :

LiLiA PEDiBus DESTRUE t (Foulez aux pieds les lis!)

Maintenant, que l'on se souvienne qu'entre autres célébrités philoso[>hiques agrégées aux loges maçonniques du xvii^ siècle, on compte : Condorcet, Voltaire, Dupuis, Laande, Bonneville, Volney, Pauchet, Bailly, Guiliotin,:la Fayette, Menou, Ghapellier, Mirabeau, Sieyès, d*Holbach, et le duc d*Orléans (Philippe-Égalité), et Ton sera tenté de croire que Topinion du père Barruel, sur Talliance des francs-maçons et des philosophes, n'est pas tout à fait dénuée de raison et de vérité.

C'était donc dans les circonstances politiques, philo* sophiques et sociales que nous venons d'exposer, que Louis KVI, l'homme le plus faible de sa race, allait monter sur le trône.

D'où venait cette espèce d'abâtardissement? Nous allons le dire.

Pour conserver les espèces animales et même végétales dans une longue jeunesse et dans une constante vigueur^ la nature a indiqué le croisement des races et le mélange»

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des familles. Ainsi la greffe, dans le règne végétai, est le principe conservateur de la bonté et de la beauté des espèces; ainsi, clicz Tliomme, le mariage entre parents trop proches est une cause de la décadence des individus. La nature souiîre, languit et dégénère, lorsque plusieurs générations se reproduisent avec le même sang. La nature, au contraire, est avivée, régénérée, renforcée, lorsqu'un principe prolifique étranger et nouveau est introduit dans la conception.

Ainsi des héros fondent toutes les grandes races, et des hommes faiDles les terminent. Voyez Henri III, le dernier des Valois; voyez Gaston, le dernier des Médicis; voyez le cardinal d'York, le dernier des Stuart; voyez Charles IX, le dernier des Hapsbourg.

£h bien, cette cause première de la dégénérescence des races, c'est-à-dire le mariage dans la famille qui se fait sentir dans toutes les maisons dont nous venons de nommer les descendants, est plus sensible dans la maison de Bourbon que dans aucune autre, parce que nulle part plus que dans la maison de Bourbon il n'y eut abus de ces alliances de famille. Le sang qui régnait sur la France était en effet réputé si précieux, si grand, si sacré, qu'il ne devait se mêler à aucun sang inférieur en noblesse; de sorte que, pour obéir à ce préjugé des familles royales et catholiques européennes de ne s'allier qu'avec leurs égales^ la maison de Bourbon dut borner ses mariages aux maisons de Florence, de Savoie, d'Autriche et d'Espagne.

Ainsi, par exemple, en remontant de Louis XV à Uenri IV et à Blarie de BIcdicis, Henri IV se trouve cinq fuis le trisaïeul de Louis XV, et Marie de Médicis cinq fois sa trisaïeule.

Ainsi, en remontant à Philippe III et à Marguerite

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d'Autriche, Philippe III est trpis fois soq trisaïeul^ et Mar^ guérite d'Autriche trois fois sa trisaïeule.

Ainsi, sur trente-deux trisaïeuls et trisaïeules de Louis XV, on trouve six personnes de la maison de Bourbon; cinq personnes de la maison de Hédicis, onze de la maison d'Autriche Hapsbourg, trois de la maison de Savoie, trois de la maison de Lorraine, deux de la maison de Bavière, un prince de la maison des Stuarts c^t une princesse danoise.

Donc, c'était au plus faible de la dynastie qu'était réservé le plus lourd fardeau, quand il eût fallu au roi qui avait à lutter contre cette noblesse abâtardie, contre cette société corrompue, contre ces philosophes corrupteurs, contre ces ennemis secrets et publics qui enveloppaient Ui monarchie, la puissance réorganisisilrice de Henri IV et de Louis XIV, les deux géants de la race. Dieu, dont les desseins étaient arrêtés d'avance , employait le bon mais dégénéré et impuissant monarque qui, après s'être appela le duc de Berry et le dauphin de Franoa, devait successivement s'appeler ie roi m Frakcs jit iib fi^AYARRB, Loui^

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OBS Français, M. Viro et Lpijis Gajpbt.

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