QUATRIÈME MAXIME
N'appréhendez pas que l'Espagne Se soit unie à l'Allemagne Pour se déclarer contre nous ; Sans y prêcher tant de finesses Bourbon fera tant de bassesses Qu'il désarmera son courroux.
Celte « parodie de r École des femmes » que nous trouvons dans Mathieu Marais, à la date de août 1725, s^explique d'elle-même par le rôle que jouèrent, nous venons de le voir, le duc de Bourbon et la marquise de Prie,dans.le mariage de Louis XV, avec Marie Leczinska ; de même qu'est trop connue la conspiration de Cellamare pour qu'il soit besoin de commenter les allusions faites à la princesse des Ursins et au cardinal Alberoni. Le duc d'Orléans que redoute le Bourbon est le duc de Chartres, fils du Régent. Ses partisans, lorsqu'il épousait la prinoesse de Bade, en attendaient un héritier qui pouvait être
D'Orléans la duchesse A dit à son enfant J'envoie avec vitesse Au pays Allemand
Chercher une fillette.
Dont tu seras mari
« D'elle tout chéri »
« Ma mère, cette fille
Est petite, dit-on.
N'est belle ni gentille
Et n'a pas le teston, {monnaie d'argent)
De plus elle aime un homme {le prince de
Taxis) Qui me ferait cocu. »
« Mon fils, elle est pucelle, Du moins l'assure-t-on.
De plus bien demoiselle Et faite de façon Que nombreuse lignée Naîtra de cette enfant Très facilement. »
Avec cette assurance On part incessamment.
Pour amener en France Ce bijou si charmant, Dieu bénisse l'ouvrage Que fera peu souvent Monsieur d'Orléans!