LA MALADIE DU ROI
Lorsque la funeste nouvelle Se fut répandue à Paris Que la mort menaçait Louis, La douleur fut universelle ; Chacun s'écria, plein d'effroi :
Grand Dieu ! sauvez notre bon roi !
L'époux, dans l'ardeur qui l'enflamme, Répétait en bon citoyen, Je vous abandonne mon bien, Seigneur, prenez aussi ma femme ; Mais il criait avec effroi : . . .
Non moins que lui, sa femme tendre Ayant le cœur tout consterné, L'époux que vous m'avez donné Seigneur, vous pouvez le reprendre ; Mais, criait-elle avec effroi :....
Le nouvelliste qui ne songe Qu'au roi, qu'à son cruel destin^
APPENDICE
Et sur TEscaut et sur le Rhin, Ne débitait aucun mensonge ; Mais il criait avec effroi :....
Le blanc et le noir que rassemble Un même vœu dans un couvent, Qui se chamaillent si souvent, Se réunissaient tous ensemble Pour s'écrier avec effroi :....
Suppôts de Quesnel et d'Ignace Vous fûtes d'accord cette fois.
Et l'on vous vit unir vos voix Pour demander la même grâce, Tous s'écriaient avec effroi :
L'Académie, alors très sage, Ne fit aucun brillant discours ; Son éloquence, de nos jours, N'éclata jamais davantage Qu'en s'écriant avec effroi :....
De ses passions favorites, On suspendit les mouvements ; Rabon, oublia ses amants.
Et Maupertuis, ses satellites, Pour s'écrier avec effroi :...,
Mon médecin, chose incroyable, Me quitta par dévotion, Et tant qu'il fut en oraison Mon mal fut moins considérable ; Je criais à plus haute voix :....
Ah I le ciel se rend à nos larmes.
Miracle ! Louis est sauvé ; Que le Très-Haut en soit loué,
{les Moines)
(Jansénisles et molinisles)
[Danseuse à Copéra)
on
PQ
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