‹ Louis XV [microform]: ses maitresses, le Parc aux Cerfs, d'après le Journal-Mémoires de d'Argenson, les chansons du temps et les mémoires du Duc de RichelieuChapitre 84 sur 145 · LE ROI RENTRE A PARIS · texte numérisé non relu

LE ROI RENTRE A PARIS

H cause de leur amour pour le roi. Ils lui ont donné «le nom de Bien-aimé et ce titre efface tout leur tort « envers moi. Mon tremblement et mon agitation ne «peuvent se décrire. Je n'osais paraître. On est si « cruel à mon égard que toute espèce de démarche « aurait paru un crime. Croyez-vous qu'il m'aime en- « core ? Vous me faites assez entendre qu'il ne faut « pas compter sur son retour. 11 croit peut-être avoir « trop de torts à effacer, et c'est ce qui l'empêche de « revenir. Ah ! il ne sait pas qu'ils sont tous oubliés. « Je n'ai pu résister au plaisir de le voir ; je me suis « mise de manière à n'être pas reconnue... Je l'ai vu I « H avait l'air joyeux, attendri. Il est donc capable « d'un sentiment tendre. Je l'ai fixé longtemps ; et, « voyez ce que c'est que l'imagination, j'ai cru qu'il « avait les yeux sur moi, qu'il cherchait à me recon- « naître. Sa voiture allait si lentement que j'eus le « temps de l'examiner longuement... Entraînée par « les éloges qu'on faisait de lui, par les cris que Vi- « vresse arrachait à tous les spectateurs, je n'avais « plus la force de m'occuper de moi. Mais une voix, « tout proche, me rappelait à mes malheurs en me « nommant d'une manière bien injurieuse. »

« — Voilà sa putain I Telle est l'injure dont parle Mme de Châteauroux dans sa lettre. Elle racontait aussi, rentrée chez elle, à sa sœur, Mme de Lauraguais, qu'un homme, inconnu d'elle, lui crachait sur le nez puis applaudissait frénétiquement le roi. — Mémoires du duc de Richelieu. »

On peut voir dans le Journal de Barbier, III, I. 24

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pp. i55-56o— Paris, Charpentier, 1857 — de longs détailssur les réjouissances publiques et Tenthousiasme qui marquèrent le retour de Louis XV à Paris et aussi le retour de la reine. Il nous suffira de les signaler et d'y renvoyer le lecteur.

Toutefois, que valait, au juste, ce surnom de « Bien-aimé » que lui décernait un enthousiasme populaire irréfléchi ? Cazanova, dans ses Mémoires, semble nous donner la mesure exacte. Il écrit à propos de l'attentat de Damiens : le mot attentat, nous le verrons dans le deuxième volume, est peut-être excessif ! — « Les Parisiens s'imaginaient aimer leur roi, ils faisaient de bonne foi et par habitude toutes les grimaces ; aujourd'hui plus éclairés, ils n'aimeront que le souverain qui voudra le bonheur de la nation et qui ne sera que le premier citoyen d'un grand peuple ; et, en cela, ce sera la France tout entière, et non Paris et sa banlieue, qui rivalisera d'amour et de reconnaissance. Quant aux rois comme Louis XV, ils sont devenus impossibles ; mais, s'il s'en trouvait encore, quelque fût le parti qui les pronat, l'opinion publique ne tarderait pas en faire justice, et ses mœurs seraient flétries avant que la tombe l'eût rendu au domaine de l'histoire, que les rois et les hommes d'État ne devraient jamais perdre de vue : V . Hervez, La cour et la ville sous Louis XV, daprès Cazanova. A. Michel, édit. »

(24) « La nuit du vendredi au samedi i4 novembre 1744 le roi couchait au Tuileries ; on alla gratter trois fois à la porte de communication du roi à celle de la reine. Ses femmes réveillèrent et Tavertirenl, croyant que le roi venait coucher avec elle. Ah ! vous vous Irompez, leur dit-elle avec assurance, recouchez-vous et dormez ! Elles étaient à peine couchées que le bruit recommence. Après quelques moments la reine leur dit d'ouvrir la porte, mais elles ne trouvèrent personne. Cette nuit-là, le roi sortant secrètement des Tuileries, avait passé le Pont-Royal et était entré fort incognito chez la duchesse de Châteauroux, qui logeait rue du Bac. Il voulait jouir de ses charmes, s'informer sans Intermédiaire des conditions qu'elle exigeait avant de revenir à la cour, et lui faire des excuses de tout ce qui s*était passé à Metz, pendant sa maladie. Mme de Châteauroux, incertaine du retour du roi, eût voulu rentrer à la cour sans condition

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préalable ; mais, ce prince faisant des avances ; elle eut cette modération de son sexe qui lui défendait de recevoir avec empressement. Elle lui déclara que satisfaite de ne pas aller pourrir dans une prison par ses ordres, et contente d'avoir sa liberté et les plaisirs d'une vie privée, il en coûterait trop de têtes à la France, si elle revenait à la cour.

« A ce propos, le roi qui n'était pas sanguinaire, l'arrêta, lui dit qu'il fallait tout oublier et ne plus lui parler de Metz ; mais revenir ce soir même, à Versailles, dans son appartement et, reprendre à la cour tous ses emplois. Mme de Châteauroux voulait que M. et Mme de Maurepas fussent exilés. Le roi lui répliqua que Maurepas lui était nécessaire ; que sans lui il ne pourrait jamais se résoudre à travailler, faisant avec lui en une demi-heure plus d'ouvrage qu'avec les autres ministres dans une année. Mme de Châteauroux demanda qu'il fût humilié pour réprimer Torgueil qu'il affecterait envers elle ; le roi lui répondit qu'elle dicterait elle-même ce qu'elle en exigerait et qu'il obligerait Maurepas à s'y soumettre... » — Mme de Châteauroux demanda que le duc de Châtillon, « parce qu'il élevait le Dauphin dans des sentiments d'inimitié contre elle, » que le duc de Bouillon, La Rochefoucauld, Balleroy, le Père Pérusseau, et l'évêque Fitz-James, fussent exilés. Ce fui accordé, sauf pour Fitz-James, qu'il éloignerait sans éclat, parce qu'il ne fallait pas s'aliéner le clergé ; et pour Pérusseau, qu'il « punirait sans le chasser » parce que, des jésoites, ti n'était pas prudent de se

faire des ennemis. «... Alors Mme de Châteauroux voulut bien accorder ses faveurs à son amant ; et, comme une grande privation, un long voyage, et des contradictionsavaientattiséleursfeuxils se trouvèrent

si animés et les jouissances furent tellement immodérées, que le roi la laissait avec un mal de tête violent, avec la fièvre et dans une telle situation qu'elle eu tombait dangereusement malade. Mémoires du duc de Richelieu. »

Voici le billet que le roi, lui-même, écrivit pour M. de La Rochefoucauld; car il n'y eut point lettres de cachet.

« Vous manderez à M. de La Rochefoucauld que je suis fort mécontent de sa conduite et qu'il reste à la Roche-Guyon jusqu'à nouvel ordre. Il ne pourra aller que de la Roche-Guyon à Liancourt et de Liancourt à la Roche-Guyon. Mandez-lui aussi qu'il se tient bien des propos dont je suis instruit et que l'on

augmente. »

Le duc de La Rochefoucauld s'en allait, non sans fierté, en exil, disant: « Je vais chez moi. » Le roi ne put jamais le ramener, le duc affirmant qu'il avait, à cause de cela, un quartier de noblesse en plus. Louis XV se fit un jour son courtisan mais ne put obtenir grâce. G-'était à la chasse, par une pluie battante. Le roi s'approcha de la Roche-Guyon, au bruit des fanfares pour bien avertir le duc qu'il était là. Le duc ne daigna point faire la moitié du chemin.

Lesducsde Châtillon et de Bouillonfireut également sentir au roi qu'en les perdant il n'avait point perdu

de simples courtisans. L'évêque de Soissons fui exilé dans son diocèse, ce qui était un exil rigoureux, parce que Versailles était sur le chemin du cardinalat. Mais Compiègne appartenait au diocèse de Soissons. Chaque fois que Louis XV y allait chasser, il tfouvail au château une lettre de son évéque ; et voici comment parlait le prélat.

« Sire, les rois ne sont jamais aussi grands, aussi recommandables, que lorsqu'on les voit fléchir devant le Roi des rois et écouter le langage de Jésus-Chrisl, qui vous est porté par les pasteurs à qui il a donné l'autorité de vous parler en son nom. Sou venez- vous. Sire, que prêt de rendre compte de votre règne au grand juge, vous vous humiliâtes devant TËlre suprême, vous lui fîtes, en présence de grands de l'Etal, l'aveu de vos fautes, et vous lui promîtes de mieux nous édifier. Vous nous prîtes à témoin de cette belle action de votre règne; et vous ne fûtes jamais à nos yeux ni plus grand ni plus redoutable, que lorsque nous vous vîmes réconcilié avec votre Dieu. Si donc vous m'avez appelé à témoin de votre confession publique, tant que je vivrai, je rappellerai à Votre Majesté cette journée de repentir, de pardon et de miséricorde. Que deviendrez- vous. Sire, vous qui êtes religieux et magnanime, si après avoir manqué publiquement à une promesse solennelle, il vous refusait à la véritable et dernière heure du départ cette miséricorde que vous avez obtenue ? »

Voyons maintenant, ce qui se passait pour la « punition » de Maurepas.

Le roi, au sortir du conseil, dès le lendemain de sa réconciliation avec Mme de Châteauroux, lui dit d'aller chez elle et de la rappeler à Versailles. Maurepas maîtrisant sou orgueil, pria le roi de lui dicter le discours qu'il devait faire. « Le voilà tout écrit », lui dit Louis XV, en lui remettant les lignes qu'il avait lui-même écrites sous la dictée de la duchesse. Le minisire va tout aussitôt à Versailles où, d'avance, la scène avait été réglée. « Mme la duchesse n'y est pas, » lui dit le suisse. — Mais je viens de la part du

roi alors entrez ! — Et le ministre est conduit

dans la chambre de la duchesse. Elle y était au lit, retenue parla fièvre. Elle joua la surprise. « Madame, lui dit humblement Maurepas, le roi m'envoie vous (lire qu'il n'a nulle connaissance de ce qui s'est passé à Molz, à votre égard, pendant sa maladie. Il eut toujours pour vous la même estime, la même considéralion. 11 vous prie de revenir k la Cour reprendre voire place. » Mme de Châteauroux répondit que jamais elle n'avait mis en doute l'estime, la considération de Sa Majesté et que demain elle reviendrait à Versailles. « Quoi qu'on ait pu vous dire. Madame, répondit Maurepas, j'ai toujours été le plus respectueux de vos amis. » Puis il s'inclina pour lui baiser la main, que Lui tendit la duchesse, disant: « Gela ne coûte pas grand'chose et c'est sans conséquence ! » Le ministre revint à Paris, indigné contre lui-même de sa lâcheté. Peut-être, un jour après, se disait-il : « je suis vengé ! » lorsqu'il apprit que Mme de Châteauroux avait fait appeler un confesseur !

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Si Ton en croit la Vie privée de Louis XV— et nous devons la croire en cette circonstance — le peuple de Paris aurait sévèrement jugé la réconciliation du roi avec Mme de Ghâteauroux.

« La duchesse avait repris un tel ascendant sur son auguste amant, qu'elle lui avait dicté la loi une seconde fois. Outre les conditions qu'on a vues, pour réparation de l'injure qu'elle avait reçue aux yeux de l'Europe entière par son expulsion ignominieuse, elle avait exigé une satisfaction authentique et non moins éclatante, celle d'être nommée Surintendante de la maison de Mme la future Dauphine ; et l'aveuglement du roi l'y avait fait consentir. En lui donnant cette place de confiance et dô représentation, qui suppose dans la personne désignée beaucoup de réserve et de décence, un cœur incorruptible, une conduite régulière, une réputation intacte, c'était afficher le scandale, c'était couronner le vice, c'était insulter les mœurs, l'honnêteté publique et la cour d'Espagne, dont l'étiquette austère l'aurait fait s'indigner d'un choix aussi infâme. La mort prévint tant de maux, et la dérogation à toute pudeur n'eut pas lieu ; mais il résulta toujours de la réconciliation du roi avec Mme de Châteauroux une impression fâcheuse dans le peuple, qui altéra sensiblement son amour. Qui ne se rappelle le mot énergique des poissardes, dont le cri est toujours le cri public : Puisqu'il a repris sa Catin, il ne trouvera plus un Pater sur le pavé de Paris, »

Il était en effet sérieusement question du mariage de M. le Dauphin : cela fit diversion à la douleur du Monarque. Il commençait d'ailleurs à se relâcher et à ne plus tant s'occuper des affaires de son État.

(25) Le triomphe de la Duchesse ne fui pas de longue durée... Le poison avail-il abrégé ses jours?... l'espérance de jouir bientôt de son triomphe dans toute sa plénitude à Versailles..., des émotions violentes qui furent la cause d'une suppression..., ou encore des soins intimes, et on temps inopportun, de toilette hygiénique, amenaient-ils cette maladie que devait terminer la mort ?

« Onze jours se passèrent dans les transports, dans des absences d'esprit et de retour à la raison. En ses délires elle maudissait les auteurs de sa maladie, M. et MmeMaurepas, se disant empoisonnée par eux. Dans les momentslucides, le P. Ségaud, jésuite, profitait des intervalles pourla confesser et affectait dédire en sortant, qu'il était ravi, édifié des sentiments de la duchesse et qu'il avait vu peu de femmes aussi résignées à mourir. Lanquet, curé de Saint-Sulpice, lui porta le viatique, et ni l'un ni l'autre n'exigèrent

le sacrifice public de sa passion. Mme de Flavacourt sa sœur, qui vint la voir, lui baisa les mains en pleurant. Au Père Ségaud lui disant que la Vierge la sauverait, elle répondit : Dans toutes les situations de ma vie f ai porté sa médaille et je lui ai demandé deux grâces : la première de ne pas mourir sans sacrements, la seconde de mourir un des jours de sa fête. Ces deux grâces lui furent accordées, car elle devait mourir le jour de la Conception. C'était l'esprit du temps. Le roi lui-môme, en apprenant que Mme de Châteauroux avait une maladie dangereuse, appelait au secours et la terre et le ciel pour que fût conservé l'objet de sa passion. Son premier mouvement fut d'envoyer de l'argent dans les sacristies des églises de Versailles, pour faire dire des messes et obtenir la guérison de son aman te ; et , depuis ce tem ps il ne cessa d'en envoyer chaque jour, c'est-à-dire qu'il employait à sa manière ce que la religion offrait de plus auguste aux bons croyants pour servir sa passion ! Le roi envoyait chaque jour savoir des nouvelles de la malade.... qui s'opiniâtrait à se dire empoisonnée dans une médecine qu'elle avait prise à Reims. Ce bruit se répandit à Paris et à Versailles ; et lorsqu'après sa mort on eut trouvé les vaisseaux capillaires de 4a tête dilatés et gonflés de sang, avec un peu d'inflammation aux poumons, ces apparences si douteuses ne dissuadèrent point ceux qui la disaient empoisonnée. Ilsassurèrentalorsqu'ellel'avait été par l'effet des odeurs et même citèrent plusieurs empoisonnements du même genre. La bonne Mme

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de Mailly se présenta dans cette circonstance et obtint, comme une faveur, de lui parler. L'entrevue fut si touchante, qu'elles ne purent d'abord se dire un seul mot : elle la vit expirer dans ses bras... Elle fut inhumée sous la chapelle de Saint-Michel à Saint- Sulpice,le lo décembre 1744» une heure avant l'usage, parce qu'on craignait le déchaînement du peuple et parce que la police exigea du curé cette précaution.

« Mme de Châteauroux avait sans doute aimé Louis XV, comme prince puissant, pouvant lui donner un état, un rang, une fortune ; mais son ambition n'avait rien eu de déraisonnable et ne s'étendit pas au delà du simple nécessaire et d'un titre à la cour. Elle souffrit de le voir s'ensevelir tout vivant dans Choisy, lui disant que le plus beau cortège d'un roi de France était de se trouvera la tête de ses armées. Elle ne coûta presque rien à la nation, qui lui doit d'avoir réveillé le roi de sa léthargie et de l'avoir mis à la tête de ses troupes. Pour terminer le portrait de Mme de Châteauroux et du roi, nous dirons que, malgré sa séduction et ses attraits, la duchesse, intéressée à faire des enfants avec le roi, ne put jamais y réussir. Louis XV ne se livrait qu'aux amours de passage et à des petites filles. Il était si pénétré des intrigues dangereuses que les enfants légitimés de Louis XlVavaient introduites dans la famille royale, que Mme de Vintimille fut seule capable d'obtenir cette faveur par ses séductions. Richelieu avait beau donner des leçons à la

duchesse, elle finit par approuver les résolutions et la fermeté de Louis XV.

« Le roi, sentant quelle perte il avait faite à la mort de Mme de Châteauroux, fut à la chasse pour se distraire. A son retour, on tint conseil et comme il était informé que la duchesse était sans espérance, il ne put soutenir la séance jusqu'à la fin et dit aux ministres : finissez le reste sans moi. Se livrant à sa désolation extrême, il allait, vers huit heures, se renfermer à la Muette, ne voulant voir personne, et faisant dire à ses ministres de n'y point venir... Mémoires du duc de Richelieu. »

— « Mardi, 8 de ce mois (décembre 1744)» Mme la duchesse de Châteauroux est morte, à cinq heures du matin, âgée de vingt-sept ans, dans des agitations étonnantes qui lui étaient causées par un transport qui a duré plusieurs jours. On dit que c'est une suppression que l'on attribue au chagrin de sa disgrâce... Pour moi, je crois que cette fièvre maligne eut pour principe la révolution qui s'est faite dans le sang, lors de la triste aventure de Metz, d'autant qu'on l'a saignée plusieurs fois du bras avant de la saigner du pied. Ce qui n'est pas à présumer des médecins, s'il avait été question de suppression... Le roi est dans une affliction mortelle. Les gens sensés louent sa sensibilité qui est d'un bon caractère, mais ils craignent pour la santé du roi. Le vulgaire est plus joyeux qu'autrement de celte mort et voudrait que le roi, sans sentiment, en prît demain une autre, a fait sur cette mort, ces vers :

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Sans relever l'éclat de mon illustre rang Un seul trait fera vivre à jamais ma mémoire, Louis revoit le jour pour me rendre mon rang, Et je meurs sans regret pour lui rendre sa gloire.

Journal de Barbier. »

LES AMOURS DE ZÉOKINISUL

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