‹ Louis XVIIChapitre 10 sur 206 · V. La dépense des deux enfants de Louis Capet sera réduite · texte numérisé non relu

V. La dépense des deux enfants de Louis Capet sera réduite

à ce qui est nécessaire pour F entretien et la nourriture ^de deux individus.

VI. Les tombeaux et mausolées des ci-devanl rois, élevés dans

TégUse de Saint-Denis, dans les temples et autres lieux, dans toute Fétendue de la République , seront détruits le 10 août prochain.

La première de ces mesures fut exécutée sur-le-champ. A deux heures du matin, le 2 août, on vint éveiller les Princesses

' Au nombre de ces mesures se trouvaient celle qui ordonnait le transport par la poste de la garnison de Mayence dans la Vendée, et mettait à cet effet trois millions à la disposition du ministre de la guerre, et celle qui nommait le général Honchard au commandement des armées du Nord et des Ardennes à la place de Gustines.

Bouchard, qui servait sous les ordres de Gustines, avait dénoncé son général en chef dans le but d'obtenir sa place, et l'avait accusé d'avoir causé la perte de Mayence. Gustines porta sa tête sur l'échafaud.

Bouchard , malgré d'éclatants succès , fut à son tour dénoncé par Hoche , et condamné à mort le 15 novembre 1793.

L'armée se dévorait comme la Gonvention.

pour lire à la Reine le décret qui ordonnait sa translation à la Conciergerie. Elle entendit la lecture de ce décret sans s'émouvoir, et sans dire une seule parole. Mais Madame Elisabeth et Madame Royale se hâtèrent de demander à suivre la Reine, ce qui leur fut refusé.- Pendant tout le temps que la Reine fit le paquet de ses vêtements, les municipaux ne la quittèrent point : elle fut même obligée de s'habiller devant eux. On lui demanda ses poches, qu'elle donna; ils les fouillèrent et prirent tout ce qu'elles contenaient, quoiqu'il n'y eût rien d'important. Ils en firent un paquet pour l'envoyer au tribunal révolutionnaire, et dirent à la Reine que ce paquet serait ouvert devant elle au tribunal. Ils ne lui laissèrent qu'un mouchoir et un flacon. Elle partit après avoir embrassé sa fille , en l'engageant à conserver tout son courage , et en lui recommandant d'avoir bien soin de sa tante et de lui obéir comme à une seconde mère. Puis elle*se jeta dans les bras de sa sœur et lui recommanda ses enfants. La jeune Princesse était tellement saisie, et son affliction était si profonde de se voir séparée de sa mère, qu'elle n'eut pas la force de lui répondre^ Enfin, Madame Elisabeth ayant adressé quelques mots à l'oreille de la Reine, elle partit sans jeter davantage les yeux sur sa fille , dans la crainte de perdre sa fermeté. Elle fut obligée de s'arrêter au bas de la tour, parce que les municipaux voulurent faire un procès-verbal pour la décharge de sa personne. En sortant, elle se frappa la tête au guichet, faute de penser à se baisser ; et comme on lui demanda si elle ne s'était pas fait de mal : u Oh non! dit -elle; rien à présent ne peut plus me faire de mal. » — Elle monta en voiture avec un municipal et deux gendarmes.

Je n'ajouterai rien à ce récit que nous a laissé Marie-Thérèse * ; je n'essayerai même pas de peindre le regard suprême qu'arrêta Marie -Antoinette sur la porte de son fils, lorsqu'elle descendit l'escalier de la tour. Quel départ! quel moment! La )auvre mère savait qu'elle partait pour ne plus revenir; et son

it de la captivité de la famille royale au Temple.

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