LIVRE XVIII. -^ AGONIE ET MORT
jours après le premier avis, ils reçurent communication d^une décision qui appelait M. Desault à donner les soins de son art au malade ^ M. Desault arriva bientôt. Après avoir transcrit sa nomination sur le registre , il fut introduit près du Prince : il examina longtemps et très-attentivement ce malheureux enfant, le questionna sans pouvoir en obtenir de réponses , n^ exprima aucune opinion sur son état devant les commissaires , et se borna à ordonner des décoctions de houblon à prendre par cuillerées de demi-heure en demi-heure, depuis six heures du matin jusqu^à huit heures du soir ; ce qui faisait la valeur d^une (iemi-bouteille par jour.
M. Desault ne garda pas le même silence hors de la tour : il ne dissimula pas qu^on avait trop tardé à Fenvoyer auprès du malade. Il le jugeait atteint du germe de cette affection scrofuleuse dont son frère était mort à Meudon , mais cette maladie avait à peine empreint son sceau sur sa constitution ; elle ne