LIVRE XIX. — LE CIMETIERE
Chacun de nous put y remarquer en même temps un cercueil large de huit à dix pouces environ , et long de quatre pieds et demi , que les membres du comité , avec Faide du cocher, prirent eux-mêmes le soin de descendre et de déposer à rentrée du cimetière , après quoi Ton nous fit sortir moi et mes ouvriers.
» Cependant un moment après, nous fûmes introduits de nouveau, et nous eûmes lieu de remarquer que, dans Fintervalle , le cercueil avait été déposé dans la fosse , puis recouvert d^ environ cinq à six pouces de terre. Alors nous fûmes chargés de combler la fosse , et quand cette opération fut terminée , de marcher tous trois sur la superficie pour fouler la terre de toutes nos forces. Nous conclûmes de cette disposition que le but était de faire disparaître, dans cet endroit, du moins autant que possible , la trace d'une terre fraîchement remuée.
n Tout étant ainsi consommé pour ce qui nous regardait, on nous fit la recommandation la plus positive de garder le secret sur Fopération à laquelle nous avions concouru. On nous dit même à ce sujet que Fon saurait retrouver celui de nous qui aurait commis la moindre indiscrétion. Enfin, on remit un assignat de dix francs à chacun de mes ouvriers; quant à moi , on me promit une récompense que je me gardai bien d* aller chercher par toute raison, mais surtout après avoir entendu F un des quatre membres du comité se permettre de dire même en riant : « Le petit Capet aura bien du chemin à faire pour aller retrouver sa famille, «
» Interpellé sur la question de savoir sUl n*a pas reconnu antérieurement Fimportance et Fintérêt d'une déclaration relative à un événement qui touche de si près la famille royale des Bourbons , et s'il n'a pas déjà fait quelque démarche dans ce but y le sieur Charpentier a répotidu qu'il en a parlé , vers le mois de décembre 1814, à madame la marquise de Soucy, qui devait en entretenir Son Altëssé Royale madame la duchesse d'Angoulême ; mais que dépuis il h'a entendu parler de rien ; que , postérieurement au mois de janvier 1815, il fut conduit
' Va t'A 4^ ^M il « tt^xi^ la *rM#Bjf iiKiirBïrc. «■ ctri-
Il Autm Uiii'^D.«v«§ armêrfat. les vu» faniraiiles av nA 4« la t«0i« Kdrao^Tjort et 4* Iteroollel ^ les aalres n"
< lUitiM tVrmMill 4«aM«r*H «l«n rae ïgaK^Salaif-Cgtriw^
' Ot^m* •:%fjm*: mu fn^meut é« UHn ^mi w¥m» panll rmftniwl dfva ccr*
• J «Visr/K KrxtiUiut U9iuei^tuMr le C9mU de CtLXi. mùmiurt êerrttmrt étKUil am départewumt de Im police jcmérmie.
• \^ 0 j«M»i«r 1004 /f^/it l'an MI de la RépabUqae. le 18 air^. je fei- M(» f^/A^rr vue p'ttirrte fur U tombe de mon père, «a cimetière de Saiitelf«f^ Mérite.
• f^ Ufi^ftyuT habîtael t'approcha de moi. Je liai cooTenatieB awec Iwt A'nhitrA uur \ti peu d'étendue de ce cimetière ea égard à la quantité deeorpf i|u'ofi y dépotait, etituite tur let vicittitodet hamainet. Cet homme me dé l'Um MVtte atturance qae le Dauphin (ce fat ton propre terme) j await ëé inhumé ohtcurénieot » que ton corpt, d'abord dépoté dans une fosse commmw , nn avait été retiré nuitamment , et replacé ensuite séparément à peu d** dininntu d(*. l'endroit où nous nout trouvions en ce moment.
• Cti récit doubla mon intérêt et mon attention; je le questionnai sur le lii'U riiénwt où il croyait qun le corps de Sa Majesté avait été placé; il mêle (HoiilrA avec l/i pelle qu'il tenait à la main. C'était tur ma gauche, à dii-bn>' ou «iilf|t pat dt: U tombe de mon père» c'ctt-à-dire dans l'ouest plein, puisque |(i faltait faco au nord.
« N'ori ronlniit do cotte explication, jn le menai sur le terrain qu'il m'indif|imil, cl U il m'affirma de nt/nvuau que, daut une circonférence de viogt-