LIVHE XX. — MARIE-THÉRÈSE
usine , en y ajoutant l'offre d'étendre Técharige au.\ prison-
îrs de guerre des deux pays*.
Les premières ouvertures de cette négociation se firent à
sle, au mois d'août; la marche en fut longue et embar-
5sée.
Pendant toute la durée de la Convention , la loi du 12 mes-
[or demeura sans exécution. Il était réservé au gouvernement
Cette note était ainsi conçue :
• Mon Conseîl aulique de guerre m'a rendu compte de votre rapport du 15 ce mois, et de la pièce qui a été remise au général Stein par le général hegru, relativement à la Princesse Marie-Thérèse, fille de Louis XVI, ma isine . et aux Princesses de la fiimille des Bourbons. Dans toute autre ciristance, les conditions dont on veut &ire dépendre la liberté des membres
cette famille infortunée qui sont restés en France auraient dû être re- ■dëcs comme entièrement inadmissibles; mais, puisqu'il n'est que trop .i qu'au milieu des violentes catastrophes qui so succèdent les unes aux res dans la révolution française, je ne dois consulter que ma tendre affec- .1 pour ma cousine et mon intérêt pour les Princes et Princesses de la lille des Bourbons, et ne songer qu'aux dangers dont ils n'ont cessé d'être rironnés, jnon intention est que vous fassiez connaître au général français » je veux bien accéder, quant au fond , à la proposition qui m'a été faite.
• Mais il est une autre proposition que je juge à propos de lier à celle
• renferme la pièce remise au général Stein. Elle a pour objet l'échange pectif de nombreux prisonniers de guerre, dont, nonobstant mes dendes réitérées , on a toujours opiniâtrement refusé de s'occuper.
• Quelques soins que, malgré le traitement peu favorable de mes soldats sonniers en France, j'aie ordonné de prendre des prisonniers français us mes États; quoiqu'ils soient placés dans des provinces où les vivres it abondants, qu'on les paye exactement en numéraire, et qu'on leur donne 18 les secours de la religion , de l'humanité , et tons ceux qui sont dus à ifortune, ils n'en éprouvent pas moins une foule de maux qui sont insérables de leur état, et auxquels se joint encore cette idée qu'ils sont abaunnés dans des climats éloignés par ceux pour lesquels ils ont combattu « 'ils ne reverront plus leurs familles , qu'on les punit pour les malheurs et
hasards des combats , et que la qualité de prisonniers , regardée jusqu'ici mme un titre de plus pour réclamer l'intérêt de ceux à qui l'on s'est sa-^ ifië, semble n'être à leur égard qu'un motif d'ingratitude. > Je ne veux pas qu'on puisse m'imputer cet oubli du droit dés gens , qUi rpétue la détention de tant de malheureuses victimes de la guerre, et, à js forte raison , dois-je rechercher tous les moyens de rendre à la liberté îê fidèles soldais . prisonniers dans un pays où chacun sent qu ils doivent 'cément partager tous les fléaux dont ses propres habitants n'ont pu se rantir.
• Vous me rendrez compte sans délai de la réponse qui vous parviendra à
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qui lui succéda, en vertu de la nouvelle constitution qui instituait le Directoire et les deux conseils , de conduire cetle affaire à son dénoûment.
Cependant , les témoignages de sympathie publique se multipliaient en faveur de Marie-Thérèse. La commune de Dreox avait suivi Télan de la ville d'Orléans, en envoyant à la Convention nationale des commissaires chargés de réclamer la liberté de la prisonnière du Temple. Si ces différentes démarches n'aboutirent point à un résultat immédiat, elles eurent du
ce sujet, pour régler ensuite plus particulièrement les détails d'exécntioii relatifs à la proposition transmise par le général Pichegru, et qui, je pense, ne pourront donner Heu à aucune difficulté. »
Cette note de l'Empereur fut transmise par le général Clairfayt à Pichegru. Celui-ci la fit passer aux comités du gouvernement , qui , après en avoir Ailibéré , chargèrent l'un d'eux de prendre l'arrêté suivant :
0 Le comité de salut public de la Convention nationale , vu la lettre Ai général Pichegru, commandant en chef de l'armée de Moselle-et-Rhin, ea date du 23 de ce mois , relative à l'exécution du décret de la Convention nationale du 12 messidor dernier concernant les cinq représentants du peuple, le ministre, les ambassadeurs français et les personnes de leur suite livrés à l'Autriche ou arrêtés et détenus par son ordre, arrête ce qui suit :
» Article I*'.
» Le citoyen Bâcher, premier secrétaire interprète de l'ambassade de U République française en Suisse , est nommé commissaire à l'effet de négocia l'échange des militaires au service de la République française faits ^maniers de guerre par les troupes autrichiennes , contre les militaires an service de la maison d'Autriche faits prisonniers de guerre par les troupes de la République française.
B Article H.
» Le citoyen Bâcher se conformera dans celte négociation aux dispositionf des lois relatives aux cartels d'échange des prisonniers de guerre.
» Article IIL
» Il stipulera formellement , comme condition préliminaire , et sine f** non, que les cinq représentants du peuple, le ministre, les ambassaéeuv français et les personnes de leur suite livrés à l'Autriche ou arrêtés et U* tenus par ses ordres, seront sur-le-champ rendus à la liberté, et remis à Baile. à la charge que le gouvernement français fera au même instant remettre i Basle la fille du dernier Roi des Français , à la personne que le gouverae* ment autrichien déléguera pour la recevoir, et que les autres membres de b famille des Bourbons actuellenient détenus en France pourront aussi smiir àt territoire de la République; le tout en conformité du décret de la Gonvei^ du 12 messidor dernier. >