‹ Louis XVIIChapitre 146 sur 206 · LIVRE XX. ~ MARIE-THERESE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. ~ MARIE-THERESE

e pensait sans doute que la démonstration qui avait eu lieu jour de Notre-Dame se renouvellerait le jour de la Saint- •uis, mais le concert n'eut point lieu. Elle en parut inquiète, aignant qu^elle ne Tattribuât à quelque événement fâcheux, sne lui fit dire par madame de Chanterenne que rien d'alarmt ne s'était passé, mais que les circonstances et les ordres comité de sûreté générale n'avaient pas permis qu'on lui nnât un concert ce jour-là. Malgré ce contre - temps , les ites de M. Hue à la Rotonde n'en étaient pas moins fréentes. Il indiqua à Madame, par un de ces signaux autrefois ivenus et qu^elle se rappela, quMl était chargé d'une lettre ur elle; cette lettre était de Louis XVIII. M. Hue la fit parlir dans la tour ; Marie-Thérèse lui envoya sa réponse, qu'il insmit au Roi.

A cette époque, une femme, âgée de trente-cinq à quarante s, présumée fille légitimée de Louis-François de Bourbonnti, prince du sang, se présenta au Temple pour voir idame, dont elle se disait cousine : elle était munie de l'au- -isation officielle du comité de sûreté générale, dans lequel te elle figurait sous le nom de Stéphanie-Louise de Bourbon, les portes de la tour lui furent ouvertes*. Marie-Thérèse ne

Du 30 thermidor an III (17 août 1795) :

> Le comitë de gûretë générale autorise les gardiens concierges du Temple aister communiquer Stéphanie-Louise de Bourbon avec Marie -Thérèsearlotte de Bourbon, sa cousine, tous les jours, en présence de la personne

confiance donnée à la dernière.

• Les membres du comité de sûreté générale.

> 5t^n^; Kbrvblbgan, Bbrgoino, G. F. Rovèrb, Pbrrik, J. Maribttb, Baillbul , Calés , Pibrrb Guyom ar , Lo&iont , Pibrrbt , Bailly.

• Reçu l'original , » Pour copie conforme ,

> STiiPHAKIB-LOUISB DB BoURBON'. > BOUR6UIGNO.V. •

Cette autorisation avait été plus d'une fois sollicitée par la même personne. 4 messidor précédent (22 juin] , elle avait demandé à partager le sort de cousine.

Le 2 thermidor (20 juillet), elle avait écrit aux membres du comité d«

Tavait jamais vue , et , tout en recevant une personne qu^elle pouvait croire, en effet, lui appartenir par les liens du sang, elle mit dans ses courts entretiens avec elle la réserve qu^elle conservait habituellement avec tous ceux qu^elle ne connaissait pas.

Depuis Farrivée de madame de Chanterenne, Madame fut

sûreté générale pour obtenir la permission de voir sa cousine , en présenn de telles personnes qu'il leur plairait de nommer.

Le 24 du même mois« elle recommença ses démarches jusque-là demearéa sans succès :

« Au comité de sûreté générale.

• Je viens vous renouveler ma demande , pour obtenir la permission de voir ma cousine Marie-Thérèse-Cbarlotte, fille de Louis XVI. Je suis informée que des personnes étrangères ont obtenu cette faveur; j'ose me flatter, citoyens représentants, qu'elle ne me sera pas refusée, lorsque vous daigneres vous rappeler tout ce qui peut me mériter cet acte de justice.

• Stéphamb-Louisb db Bourbov.

> Rue Gît-le-Cœor, n» 15.

• Paris , le 24 thermidor, 3* «nnée. >

« GlTOVBN PRÉSIDENT,

» Je viens vous prier de vouloir bien mettre .sous les yeux des membres di comité de sûreté générale ma courte pétition ; j'ose me flatter que la jnatice que je réclame me sera accordée ; je n'ai cessé de la solliciter depuis que j'ti recouvré ma liberté ; et si je ne l'ai pas obtenue, ce n'est que par des mofilî qui me sont étrangers. Maintenant que les circonstances n'empêchent pu eu personnes étrangères de la voir, je pense que rien ne s'oppose à mon désir. Accordex-moi votre suffrage , et soyez persuadé , citoyen président , qve re service sera éternellement gravé dans mon cœur.

> Salut et fraternité.

> StÉPHANIB-LoUISB DR BOOIBOK ,

» Rue Gît-le-Cœur, n« 15.

» paris, le 24 thermidor, 3* année (11 août 1795). a

La personne qui avait mis tant de persévérance à obtenir son entrée u Temple raconte en ces termes son entrevue avec Madame : « Elle bradait, dit-elle, assise sous un arbre. L'émotion réciproque produit d'abord lae scène muette ; je cherche des paroles, il ne m'échappe que des soupirs. Eiiii je dis avec une voix étouffée que j'avais été asses malheareuse pour ne fit obtenir de partager et d'adoucir sa captivité ; que tous mep instants . d9fé» bien longtemps , avaient été employés à chercher les moyens de remph'r tt

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