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NOTICE SUR LES COMPTES DU TEMPLE

DONNÉE A LA MUNICIPALITÉ DE PARIS DU 2 DÉCEMBRE , PAR LE GITOYECC VERDIEB, DE LA MUNICIPALITÉ DU 10 AOUT, ET NOMMÉ PAR ELLE POUR VÉRIFIER ET CALCULER LES COMPTES DES EMPLOYÉS ET FOUR** HISSEURS AU TEMPLE , POUR LOUIS CAPET ET SA FAMILLE.

Je, soussigné, fais la déclaration suivante à la Commune de Paris du deux décembre de Tan premier de la République française, pour me conformer à son arrêté du 18 du même mois, et pour répondre aux calomnies qu'il plaît à de faux patriotes de répandre contre les gens de bien, braves républicains, qui consacrent leur temps, leurs veilles et leur fortune pour le salut de la patrie.

Le 29 septembre dernier, le conseil général nomma les citoyens y erdier et Rosinet pour se concerter avec le citoyen Pétion , afin de faire rentrer dans la caisse de la Commune les 500,000 livres consacrées pour la nourriture et les dépenses du ci-devant Roi, pour lesquelles il ne se trouvait plus de fournisseurs. Aussitôt ces deux citoyens firent les démarches nécessaires, et ils trouvèrent de grands obstacles dans les deux ministres des contributions et de l'intérieur, qui se renvoyaient le droit d'ordonnancer cette somme, ec déclaraient n'en être point chargés. Le citoyen Roland déclara particulièrement que quand il serait chargé d'ordonnancer cette somme, il ne ferait rien délivrer que sur les arrêtés définitifs des mémoires par la Commune.

Pour lever ces premiers obstacles, les deux commissaires se sont présentés tous les jours au comité des finances de la Convention nationale; et d'après leurs conférences avec eux, et sur le rapport des deux députés Cambon et Guyton de Morvaux, fut rendu, le 4 octobre, à la Convention, le décret qui mit les 500,000 livres à la disposition du ministre de l'intérieur, pour ladite somme être ordonnée pour les payements des fournisseurs, sur les ordonnance»

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de la Commane , et qoi loi ordoonait de présenter le plan des dépenses £ûtes et à faire pour la gabmatance dn ci-derant Rm.

Dès le même jour 4 octobre, Yei-dier fit son rappcnrt an coosey général de la Commane, et le conseil arrêta que loi et Rosinet coutînaeraient leurs opérations et prépareraient les conaptes des fournisseors da Temple; qne Roche leur serait adyoinc poor Teiamei des comptes des trayaox ; qn'ils se coocertoaient aTec Tadinimstration des trayaax publics ; qu'ils se concerteraient aussi ayec le conseil séant au Temple dans Texamen des comptes de boudie ei autres fournitures; et que leur examen fût, ils se présenteraient an conseil général pour être arrêté et donné des mandats, pour faire acquitter les dépenses par le ministre de rintérienr.

Dès le 8 du même mois d'octobre, les yigilants conunissaires dei comptes présentèrent au conseil général un aperça d'une dette de 93,000 livres pour les travaux déjà faits ; d'une autre de k7iH. livrei pour la table des commissaires de service, des conunissaires qui y étaient chargés de commissions et de l'état-major. LcC conseil ordon* nança un à-compte de 34,701 livres , en attendant l'apurement da comptes , et chargea ses commissaires d'établir au Temple un cnrdfe nécessaire de dépense utile en chaque partie, et de présenter n conseil général un état de toutes les dépenses à faire, conformément au second paragraphe du décret cité du 4 octobre. Le ministre Roland ne voulut point donner d'à - compte : moyennant quoi fl fut impossible d'établir des réformes et des économies avant d'avoir vérifié, calculé et apprécié environ trois cents mémoires présentés par les fournisseurs de tonte espèce ; et Verdier et Roche se donnéreut tout entiers à ce travail.

L'objet le plus pressé fut les travaux pour la sûreté du dépôt mis gous la responsabilité de la Commune. Ils étaient très-peu avancés^ et leurs progi-ès sont dus à la vigilance d'une commission établie le 29 septembre pour les suivre, et de celle des comptes chai^ de les faire payer. Des menaces d'insurrection de la part des oo* vriers, qui n'étaient point payés, rendaient encore les soins des dem commissions plus urgents. Elles les donnèrent; mais c'est à Roclié à en rendre un compte détaillé ; c'est lui qui s'en est principalement chargé , avec l'administration des travaux publics et Tarchitecte et la ville. Verdier a été principalement chargé des autres objets paf ses collègues. L'objet qui parut le plus pressant à eelui-ci fîiC k payement de vingt-trois employés au Temple qui n'avaient encoit rien reçu, et dont plusieurs étaient dans une véritable indigence; il en** «tressa promptement son rapport, ainsi que ceux des diflerenteâ fournitures, malgré les obstacles que les travaux, les circo»ces, les localités et les explications des fournisseurs faisaiot

naître et renaître chaque jour. En vain ii demandait la parole au conseil général avec ses collègues, les affaires dont le conseil général était surchargé les repoussaient sans cesse.

Enfin le 24 octobre les deux guichetiers obtinrent la parole sur leur pétition de traitement. Yerdier présenta le rapport qu'il en avait fait avec le conseil séant au Temple, et leur traitement, proposé à 3,000 livres annuellement, fut arrêté à 6,000.

Ce ne fut que le 2 novembre suivant que Verdier put obtenir la parole pour continuer la fixation des traitements des employés au Temple, et il suivit son rapport les 2, 3, 4, 5 et 6 de ce mois. Le traitement de Cléry, valet de chambre de Louis Capet et de son fils, fut arrêté à 500 livres par mois; celui de Tison et de 100 épouse, employés dans la tour auprès des Dames, à 6,000 livres par an; celui de Mathey et de Fontaine, inspecteurs de surveiU lance, à 2,000 livres pour chacun; celui de Baron, frottenr et gardien des meubles, I 1,200 livres, ceux de Mancel, Gourlet et Quesnd, servants aux gros ouvrages, à 1,000 livres pour chacun* Il plut alors aux membres du conseil d'observer que le rapporteur favorisait les riches pour fouler les pauvres, et de faire la motion que, sous le régime de l'égalité, tous les employés du Temple de-^ vaient avoir un égal traitement. Le rapport fut alors interrompu* Le conseil rapporta ses arrêtés, dont ceux qui concernaient le trai-* tement des guichetiers étaient les seuls au secrétariat, et il nomma une commission pour fixer les traitements des employés, avec la commission des comptes.

Il n'a plus été possible à Verdier de continuer le rapport sur le traitement de Vincent Tiranon, scieur et distributeur de bois à brûler; de la citoyenne Rokenstrok, femme de charge; de Gagnié, chef de la cuisine; de Remy Sellier, chef de l'office; de Meunier^ rôtisseur; de Nibet, pâtissier; de Mauduit, garde de l'argenterie; de Guillot, garçon d'office; de Masson, aide d^offîce; de Penoult, garçon d'office ; de Marchand, Chréti^ et Turgy, garçons servants; d* Adrien, laveur, et de Fontaine, tourne-broche.

Le 4 novembre, Verdier a fait oirdonnancer la somme dé 2,526 livres dues par Louis Capet au citoyen Pétion , maire , et au citoyen Hue, ci-devant valet de chambre du ci-devant Roi*

La commission nommée le 6 novembre pour fixer les traitements des employés du Temple a paru le 7; elle a commencé un travail^ elle n'a plus reparu; et quelques démarches qu'aient faites Verdier et ses collègues^ il ne leur a pas été possible de faire déterminer ces traitements.

Le 9 du même mois, sur la dénonciation de la section des Arcis à la Commune de la prétendue orgie faite au Temple le 22 octobre

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La 2 décead«c. qat le <Tnn«ti de la CoaaMsae a csé ccnoarelé, V^rdler. Roc^ et LaTuaay se «oai préneatês le «oîr aa ToBple, pov faire: leur dédaradoo aax nooreaax i maMiBu lin j de Aeitiie da lia- «ail faiià aTaicni à OMttinBcr poar IVréfatâm des ssiditt amiés jufqa .au 30 noremLre, poor le reBCttre à la Goaaaaoae; ce, sur 1 invitation des ooaTeaox coaaaûssaîrcs, ils oat procédé, le 3 d jouTf soiTants tonie la joomée, à la taxalioa des oMiaoîres et bouche.

Le 6 déceoftbre, iU ont été occap^ le madn et le soir, arec k DooTcan coiueil séant an Temple, à la fixation des traiteaMnts dci employés an Temple. Le» quatre commissaires sortants ont infilé Verdier à se trooTer le 8 au coniieil pour y £nre son nqpport stf cet oljet, en se cbaijgeant d'cAtenir la parole; il s*y est rends k 7 et le 8 y mais inutilement : on ne Ta pas drmindrr pour loi, c( loi'méme n*a pu l'obtenir.

Le 7 décembre, Verdier 8*est présenté au conseil séant au Temple pour expertiser les vêtements de Louis Capet et de sa famille, avec les citoyens Pecoult et Aleff , experts et commissaires de Fancien conseil général. On les a fait apporter par Gléry et Tison, et le?) expertises ont été faites.

Les jours suivants , Verdier 8*est occupé de la suite de la taxe des mémoires de bouche avec les commissaires taxateurs nommés le 28 novembre.

Le décembre, le conseil du Temple, alors à la tour, a mandé Verdier et ses collègues pour y rendre compte de leurs opérations ; ils l'ont fait avec plaisir, et ont annoncé la nécessité de continuer leur expertise, et on les y a invités.

En conséquence, le lendemain, il s'est présenté avec ses deux experts pour celle du linge; on le leur a refusé. On a jugé à propos d'inscrire sur le registre que les commissaires demandaient à continuer leurs opérations d'après leurs pouvoirs, ce qui était contraire à leur vraie demande, de terminer leur expertise, la dernière de leurs opérations. En conséquence, ils ont protesté contre cette assertion, qui leur a paru être une continuation des mauvais procédés que les commissaires des comptes ont éprouvés, depuis le 3 décembre, de la part de quelques-uns des nouveaux commissaires.

Ils se sont retirés dans le petit bureau qui leur avait été octroyé dès le commencement de leurs opérations, non pour y dîner sans forme de procès, comme on l'a dit au conseil de la Commune, mais pour y dresser un procès-verbal des obstacles opposés au zèle des commissaires des comptes, qui retardent le payement des fournisseurs et employés, et qui multiplient les frais d'expertise.

Les commissaires des comptes, chargés de proposer les moyens d'économiser et même de les commencer, observent à la Commune qu'ils ont quitté leurs propres affaires pour remplir le double but dont ils ont été chai|[és, et non pour y aller prendre un dîner et un souper, comme on le leur a reproché en public bien indignement; qu'ils y ont été employés presque sans cesse depuis le 5 octobre dernier; qu'ils y ont travaillé jour et nuit pendant plusieurs jours de suite à différentes reprises; que se concertant avec la commission des travaux, ils les ont accélérés, et fait construire et meubler les trois appartements de la tour avec beaucoup plus d'économie qu'on n'en employait avant eux ; qu'ils ont préparé l'économie future en faisant placer la cuisine dans la tour, pour fournir les tables des commissaires et de la famille ci-devant royale; qu'avec cette réforme, la dépense de la cuisine et de l'office a diminué d'environ moitié par leur surveillance; que leur taxation des mémoires de la bouche sera au moins de mille écus, et leur expertise des linges et

de foM I*' de t^ Rtj^mèii^mt fimatetÊtse, «««c fmperçu de celles 4pù pouTTvmt èire « /mire par Ib smùe, prétemâe « ia Ccaventlon aatioad/r , tTaprès som décret du h ocCoérr, par Verdier^ comminuire uomm»ê pmr te comseii gémtr^ du 1# mmût pour ta vérifieatiom des compêes de ceOe WÊaimm^

La commission nommée par le conseil général de la ConuMUie de Paris, les 4 et 8 octobre, ponr Texamai des compies dn Temple et des économies à £ûre dans cette maisiHi, a ran^ les dépenses £uces et à 6ûre sous cinq classes : les traitements des employés, les dépenses de la boodie des détenus, celles de leur entretien , celles èa conseil séant an Temple et celles des traTanx. Il ne liû a pas été possible d'en faire im compte aussi juste qu'elle l'aurait désiré, à

ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. Ml

'^ ctase du désordre introduit et entretenu dans cette maison par les ' travaux qu'il a été nécessaire d*y faire; par Tindépendance réciproque des petits départements qui s*y trouvent; par la multiplicité des fournisseurs sur les mêmes objets; par la succession continuelle des commissaires de service chargés de la surveillance générale, et par la multiplicité des commissions qu'il a fallu leur adjoindre. La plupart de ces inconvénients ayant cessé, la régie et les comptes s*y pourront faire avec plus de facilité.

I. Traitement des personnes employées habituellement au Temple,

Lorsque les commissaires des comptes sont allés au Temple , ils y ont trouvé vingt-quatre personnes employées, dont treize pour la bouche et Toffice. Il ne leur a pas été possible de faire déterminer leurs traitements par l'ancien conseil général, mais leur rapport du commencement de novembre a servi de base au nouveau conseil pour les déterminer le 25 décembre. Ces employés sont les suivants':

Employés à la tour,

1° Deux guichetiers. Les commissaires avaient proposé de fixer leur traitement annuel à mille écus pour chacun. Les guichetiers demandaient 5,000 livres, et le conseil général leur en accorda 6,000. Le ministère de ces deux guichetiers était nécessaire dans les premiers temps que les détenus étaient dans les petits appartements qui se communiquaient, pour en ouvrir et fermer la première porte ; mais depuis qu'ils ont été transférés dans les deux appartements séparés, au second et au troisième étage, et que la commission des travaux a fait placer dans l'escalier sept guichets ou portes gardées par des sentinelles, le ministère des guichetiers est devenu inutile, et le nouveau conseil les a renvoyés en décembre.

2** Cléry, valet de chambre de Louis Capet et de son fils, est auprès d'eux pour les servir, et ne peut les quitter sans être accom pagné d'un commissaire de service. Les commissaires des comptes avaient proposé de fixer son traitement à 6,000 livres ; l'ancien conseil y avait adhéré, mais il a rapporté ensuite son arrêté, comme les suivants traitements qu'il avait déterminés.

3° Tison et son épouse sont auprès des Dames pour les servir, avec les mêmes conditions que le valet de chambre de Louis. Les commissaires avaient proposé leur traitement à 7,000 livres et le conseil l'avait arrêté à 6,000.

Employés au palais,

Uo Mathey et Fontaine, inspecteurs de surveillance, étaient au bureau des commissaires de service pour exécuter leurs ordres. Les

commUsnires des comptes et de service ont proposé leur traîtement à 3,000 livres, et Tancien conseil Tarait fiié à 2,000; mais leurs fonctions ayant été séparées par le noorean conaôl, lors^'en décembre il est entré dans l'appartement de la tour an rei-dechaussée, elles sont devenaes plas étendues et plos ^nantes, et leur ont fait mériter on traitement pins fort.

Mathey a suivi le conseil dans la tour, pour exécuter ses ordres immédiats, faire distribuer et smrveiller les cartes, etc., et on i mit sous lui un porte'clefs.

Fontaine est demeuré dans Tancien appartement du (»nseO, sitoé dans hi première cour, pour surveiller les dekors de la tour, reconnaître ceux qui entrent et sortent sans cartes, introduire à la tOQr ceux qui y ont besoin, etc.

5° Baron, frotteur et gardien des meubles des appartements àa palais, a pour fonctions de les nettoyer et conserver par des soins journaliers, de nettoyer les appartements de la tour, etc. Les commissaires des comptes et des déménagements du Temple avaient proposé son traitement à 1,500 livres, et rancjen conseil l'avait fixé à 1,200.

6° Mancel, Gourlet et Quesnel sont d'anciens serviteurs du Temple réservés pour les gros ouvrages, faire les commissions, etc. Gourlet a été autorisé, le 18 octobre, à monter au besoin à la tour pour y soulager le valet de chambre. Les commissaires des comptes et leurs collègues avaient proposé le traitement de chacun à 800 livres, et le conseil lavait fixé à 1,000.

7"^ Tiranon, scieur de bois, est chargé de couper et distribuer les bois de chauffage dans les salles et les corps de garde. Les commissaires des comptes et ceux de service avaient proposé son traitement h 50 sous par jour.

S^ La citoyenne Rokenstrok, femme de charge au Temple, y a été continuée pour avoir soin du linge appartenant aux créanciers do ci -devant d'Artois, mais qu'on emploie actuellement pour toutes les personnes qui se trouvent au Temple. Les commissaires des comptes avaient proposé son traitement à 800 livres.

9^ Il s'y trouvait encore un perruquier 'sans appointements; mais comme des commissaires qui l'employaient oubliaient souvent de le payer, le nouveau conseil lui a fait attribuer un traitement pour leur rendre ses services gratuitement.

Employés pour la bouche,

10^ Garnier, ancien officier de cuisine de la tour, est chef de la cuisine de Louis, et y fait en même temps les fonctions des anciens contrôleurs, essaye les mets portés aux détenus. Les commissaires

des comptes et ceux de service avaient proposé son traitement à 4,000 livres.

li<> Remy Sellier, chef de l'office, a un ministère analogue à celui du chef de cuisine pour sa partie. Il est en outre chargé présentement de la distribution du pain , des vins et liqueurs. Les commissaires avaient jugé qu'il devait avoir un traitement à peu près égal à celui de son collègue, mais ils prévoyaient que son ministère pouvait être supprimé.

iâ** Ces deux chefs, qui s'étaient associé les autres officiers, pensaient qu'on devait donner 9 livres par jour au rôtisseur, au pâtissier, au garde de l'argenterie et à l'aide d'office, aussi employés à la Cour auparavant; mais les commissaires avaient jugé qu'on pouvait payer chacun à raison de cent louis.

13<> Les mêmes chefs demandaient 5 livres par jour pour le garçon de cuisine et pour celui de l'office, aussi employés auparavant à la Cour; mais les commissaires des comptes et de service ont estimé qu'on pouvait les payer à raison de 1,300 livres.

14® Les mêmes chefs ne requéraient que 3 livres par jour pour le laveur, par la raison qu'il avait des accessoires qu'on ne pouvait lui enlever; les commissaires ont pensé qu'il pouvait être payé à raison de 800 livres.

15® Les mêmes chefs demandaient 40 sous par jour pour le tournebroche.

16® Enfin ils demandaient 4 livres par jour pour chacun des trois garçons servants. Les commissaires les bornaient à 1,200 livres.

Tous ces traitements, tels qu'ils ont été proposés par les commissaires des comptes , d'accord presque sur tous avec les commissaires de service, formaient une dépense annuelle de 6,000 livres pour les guichetiers, de 13,000 pour les trois serviteurs immédiats de la tour, 11,600 pour les employés au palais, 25,800 pour les employés pour la bouche; en tout, 50,400 livres*, sans compter le traitement des guichetiers supprimés. Mais, d'après les observations du chef de cuisine, on pourra supprimer cinq officiers de bouche, lorsque la cuisine sera transportée dans la tour, pour servir les tables des détenus et des commissaires de service.

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