IV. Dépenses du conseil séant au Temple
Les dépenses du conseil séant au Temple consistent en soins oumaliers pour la nourriture des commissaires de service , pour la lonsommation de bois et lumière, de cire et de suif, dans les salles \t corps de garde, pour l'illumination des cours; pour Temploi des »apiers, cartes d'entrée; pour blanchissages et autres objets peu :onséquents.
La table des commissaires a été fournie par un traiteur et un imonadier de l'extérieur du Temple. Sous l'ancien conseil général, e traiteur fournissait, à raison de 4 livres par tête, pour le déjeuler, le dîner et le souper. Le nouveau conseil a porté cette dépense k 6 livres.
Jusqu'au dernier novembre, le conseil séant au Temple recevait à sa table les huit commissaires de service, ceux des commissions jui s'y trouvaient en exercice, les quatre officiers de l'état -major, les commissaires envoyés au besoin par le département et par la Convention nationale. Le traiteur fournissait aussi souvent, par 3rdre du conseil , des aliments à des ouvriers et autres personnes nécessaires alors; et il en a coûté environ dix mille livres pour le traiteur et quinze cents livres pour le limonadier.
Des gens malintentionnés ont parlé d'orgies faites au Temple par les commissaires de service, par des fournisseurs, et même par des membres de la Convention nationale. Mais les commissaires des comptes protestent que ce sont des calomnies , et qu'ils ont vu peu d'abus en cette partie.
Les commissaires du nouveau conseil provisoire ont voulu borner la table à seize personnes du conseil et de Tétat-maJor du Temple; mais la nécessité, qui les a obligés d'y admettre, dans les cil constances, ceux de leurs collègues et des membres de la Gon- Tention qui y sont envoyés, leur a démontré leurs fausses vues dans cette prétendue réforme, et l'augmentation pour les frais de leur table. Elle a coûté à peu près autant en décembre que dans les mois précédents , quoique le nombre des économies y fût bien plus |rrand. Mais, comme nous l'avons observé, il est à croire que le service des deux tables, qui a commencé en janvier d'être fait par la même cuisine, supprimera tout à fait celte dépense, si la cuisine est bien surveillée.
L'illumination des cours a fait un objet plus considérable que la table en août et septembre, mais les commissions établies an Temple en octobre y ont mis une grande réforme économique.
Je ne puis donner un détail plus précis sur les dépenses ordonnées immédiatement par le conseil séant au Temple. C'est Boclié,
mon collègue, qui en a ordonnancé le payement : c*estàlaill, fournir les explications nécessaires. I