Archives nationales, AFiv, \,i9è'>. Bulletin de police
•sollicitant de la Régence la banque des jeux de Baden, alors détenue par un sieur Richard. La note ajoute :
« Le commissaire général déclare que le sieur « Richard, dévoué à S. M., rendra compte avec « exactitude de tout ce qui pourra intéresser le gou- « vernement. Au contraire, l'émigré Polastron, « qui veut l'exclure, est marquant par ses rap- « ports avec les Bourbons et la famille Polignac. »
A ce moment, M. de Polastron est soutenu indirectement par un ^L Massias, commissaire général -de police à Strasbourg, agent direct du gouvernement impérial, car la note continue en ces termes :
« Le 2 avril dernier, M. Massias a effectivement <( écrit au sénateur-ministre que le sieur Richard <( et ses associés (frères Yaralion et Minette, de « Lyon) ne jouissaient pas de l'estime publique; « que plusieurs personnes assuraient qu'ils man- « quaient de délicatesse et de bonne foi, qu'on les <( avait même accusés d'avoir émis quelques faux « louis, mais qu'ils se seraient justifiés. »
Malgré l'appui que pouvait avoir M. de Polastron auprès des autorités, il ne paraît pas avoir obtenu la ferme sollicitée, car, Tannée suivante, un bulletin de police du 26 mars 1807, et daté de Caris-
348 LES REINES DE l'ÉMIGRATION.
riihe, le signale à la vigilance de radministralio» impériale ^ La rédaction est curieuse et présente un réel intérêt, car elle nous renseigne sur cette période de la vie de l'ancien colonel de Dauphincavalerie :
« Le 21 février dernier, M. Massias commu- « nique au sénateur-ministre une lettre de M. de « Walsh portant que M. de Polastron sollicitait « la permission de rentrer en France et que « S. A. L M'"*' la princesse Stéphanie désirait « qu'il l'ohtînt.
« M. Massias observe que la nature des rap- « ports que M. de Polastron avait eus avec les « membres de l'ancienne dynastie^ autant que son « admiration personnelle pour la personne de Sa « Majesté, pouvaient lui servir de garant. »
« Voici les autres notes », ajoule-t-il, « qui « existent à la police générale sur cet émigré :
« Ancien colonel de Dauphin-cavalerie, frère « de M™^ de Polignac.
« Après avoir servi longtemps dans le corps de « Condé, il rentra en l'an X et fit la soumission (( prescrite par le sénatus-consulte. Il repartit en « l'an XII pour la Russie, pour aiîaires de com-