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(( raerce; on doit présumer qu'en renonçant ainsi « au bénéfice de l'amnistie, il voulait conserver ses « rapports avec les Bourbons ou son traitement. »
Remarquons que, malgré ses puissants moyens d'action, la police, en cette circonstance, se trouvait complètement en défaut. Ce n'étaient point des affaires de commerce qui avaient appelé M. de Polastron en Russie, et il est facile de comprendre pour quelles raisons il avait renoncé à la réalisation de ce projet.
Un peu avant cette époque, le chevalier de Boufflers avait tenté de fonder, sur les bords de la Yistule, la Nouvelle France, « colonie sans exemple jusqu'alors », écrit M. Dampmartin *.
Ce devait être « un lieu de délices » destiné à réaliser, non loin de la Yistule, la paix, la délicatesse et la galanterie, dont on se plut à orner les rives du Lignon. Malheureusement, la réalité chassa bientôt « l'enchanteresse chimère » et « une espèce de purgatoire se forma aux lieux où le chevalier de Boufflers avait promis les jouissances d'un paradis terrestre ». Ce fut une complète désillusion. Mais l'abbé de Balivière était au nombre des auteurs de ce beau projet. Or, l'abbé
1. Mémoires de M. Dampmartin, publiés par M. de Lescure, page 334.
était des amis de la famille de Polastroii ; nous Tavons vu sauvant par son esprit d'à -propos la situation compromise à Sens, lors du départ de Paris de M""' de Polignac, de Polastron, de Poulpry, et permettant au gracieux essaim de continuer sa route vers la frontière et la sécurité. On ne peut donc s'étonner que, ces relations aidant, M. de Polastron ait eu le désir, lui aussi, de se rendre dans cette nouvelle Arcadie; mais la nouvelle de la déconvenue lui parvint à temps pour lui permettre de ne pas continuer son voyage.
C'est ce que nous apprend la suite de la note de police^ :
(( Il paraît qu'au lieu de profiter de ce passe- <( port, il resta à Bade, et, un an après, M. Mas- <( sias demanda l'autorisation de lui accorder un (( deuxième passeport pour la Russie^ mais on <( ignore s'il en a profité.
(( Au mois de mai dernier, le commissaire géné- <( rai de police à Strasbourg donna avis au séna- <( teur-ministre que M. de Polastron intriguait « pour obtenir la banque des jeux de Baden pour « la saison des eaux.
« Quoi qu'il en soit, il a été porté sur la liste des