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LA COMTESSE DE POLASTRON. 4o3
La raison invoquée pourra, il est vrai, paraître un peu spécieuse, car, quelques jours après, Vaudreuil avouera que M"^ de Vaudreuil et M"" de Polastron, les plus délicates de la colonie, sont celles qui se trouvent le mieux de l'air de Rome^
A peine l'émoi du prince, séparé de son amie, est-il un peu calmé, qu'un nouvel incident l'alarme : une de ses lettres s'est perdue à la poste, il s'émeut à l'idée qu'elle a pu être interceptée, et la craintive Luzy^ elle aussi, se tourmente outre mesure de ce minime événement. De plus, dans sa .dernière missive, Yaudreuil a négligé de parler de son amie, il n'en faut pas plus à ce modèle des amants « pour perdre terre et tète », et s'imaginer que « tout est perdu- ». Aussitôt, Vaudreuil le calme et le rassure.
« Votre amie », écrit-il « Ah! qu'elle est
« intéressante et tendre! 11 me serait impossible « de ne pas être pénétré d'intérêt pour un senti- « ment aussi touchant et aussi vrai, quand il au- « rait une autre direction; jugez de ce qu'il m'ins- « pire, quand c'est mon prince qui en est l'objet! « La recommander à mes soins, c'est me fixer sur u le plus cher et le plus sacré de mes devoirs. Sa