‹ Louise d'Esparbès, comtesse de PolastronChapitre 7 sur 126 · AVANT-PROPOS. XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XI

amies : dans la bonne comme dans la mauvaise fortune, elles demeureront sinon hostiles, tout au moins antipathiques Tune à l'autre, et leurs deux salons resteront rivaux. J'avais tenté de suivre collectivement les favorites des deux princes à travers toutes les phases de leur vie accidentée, pour mieux faire ressortir les contrastes qui les séparent; Tabondance des documents qui m'ont été fournis par leurs petits-neveux m'a obligé de renoncer à ce projet. Je consacrerai une étude spéciale à M"* de Balbi, et c'est de Louise d'Esparbès seulement que* je m'occuperai dans ce volume. Je me borne donc aujourd'hui à essayer de fixer sa physionomie empreinte de grâce languissante et à dépeindre cette existence toute d'amour et de tendresse, car c'est par là que s'éclaire son attachante personnalité.

Sa jeunesse s'est écoulée dans cette société futile et charmante du xviii^ siècle, où ce que nous appelons la vertu n'était guère de mode ; mais cette société se parait de tant d'élégance et de grâce, elle fut si courageuse dans le malheur, si brave devant Téchafaud ou les balles, que les plus sévères ont eu pour ses défauts un sourire d'indulgence! « Quiconque

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