Catalogue Cltaravay, la avril
lui faire rendre sa liberté d'action ; nulle preuve suffisante n'avait été fournie par les créanciers pour justifier l'énormité de leurs réclamations, la procédure fut suspendue et le prince eut alors la possibilité de se rendre à Londres. « Monsieur « put aller lui-même alors », dit M'"'' de Gontaut, « remercier les illustres chefs des clans écossais ce des affectueux égards qu'ils n'avaient cessé de « lui prodiguer pendant son séjour à Edimbourg, « oii il avait fait l'admiration de tous par la noble « patience avec laquelle il supportait les vicissi- « tudes de la vie. »
Voici en quels termes le comte d'Artois remercia la ville d'Edimbourg de son hospitalité quand il quitta cette résidence.
La lettre est adressée au lord Provost et aux magistrats de la ville :
cf Des circonstances dépendant du bien du ser- « vice du Roi, mon frère, exigent que je quitte « ce pays où, durant tout le temps de ma rési- <( dence,j'ai constamment reçu les marques les « plus distinguées d'attention et de respect. Je me « reprocherais de partir sans exprimer aux magis- « trats respectifs et, par leur organe, à tous les « habitants, le sentiment de gratitude dont est « pénétré mon cœur, pour la noble faQon avec
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<( laquelle ils ont secondé la généreuse hospi- (( talité de Sa Majesté Britannique.
« J'espère pouvoir un jour, en des temps plus « heureux, faire connaître mes sentiments en cette (( circonstance et exprimer plus complètement, « avec les sentiments que vous m'avez inspirés, « l'assurance sincère que le temps me permet « seulement de vous offrir.
« Signé : CHARLES-PmuppE. »
Cette lettre est du 5 août 1799, date à laquelle le prince se rend à Londres, et sa petite société vient aussitôt l'y rejoindre.