M« Duhan, notaire, 3, rue LaEBtte
314 LES REINES DE l'ÉMIGRATION.
lui avaient été laissés par son oncle, par la raison que lui-même n'en avait pas en sa possession, sa première femme, fille naturelle^ comme je l'ai dit, du comte Jules d'Esparbès, ayant exprimé avant de mourir la volonté formelle d'être enterrée avec de nombreuses liasses de documents qu'elle avait désignés à l'avance et qu'elle tenait de son père' : c'était le contenu de la casselte mystérieuse. M™'' Coizeau vivait en mauvais termes avec la famille de son père, et il n'est pas défendu de penser qu'elle a voulu priver à tout jamais la famille d'Esparbès de ces papiers qui, à en juger par les précautions prises, devaient contenir des révélations du plus haut intérêt-. Cette vengeance posthume en prive aussi la postérité, car si cette cassette légendaire, qui se retrouve au bout de toutes les énigmes de l'Histoire, et dont le contenu reste toujours mystérieux, ne renfermait pas la preuve d'un mariage invraisemblable, on y eût trouvé sans doute des billets jaunis par le temps, où le prince et son amie avaient échangé leurs serments, et nous aurions suivi jour par jour les phases charmantes de cette idylle malheureuse et touchante. JNous y aurions vu les tendres