‹ Louise de Coligny, princesse d'Orange (volume 2)Chapitre 55 sur 70 · Acte des il décembre iôOO et du il janvier iôOl · texte numérisé non relu

Acte des il décembre iôOO et du il janvier iôOl

{Archives de la maison (T Orange-Nassau j n« 21 5^.)

«Gomme ainsi soit que les seigneurs et dames, enfans de feu, a de très illustre, haut et puissant Monseigneur Guillaume, c( prince d'Orange, comte de Nassau, etc., etc., depuis quelque «temps en çà, ont esté en communication, afin d'adviser et «prendre par ensemble une bonne et finale résolution, au « regard du partage des terres, biens et seigneuries délaissés par «le susdit feu Monseigneur le prince, leur très honoré père, «d'heureuse mémoire, ce qui a jusques k-présent esté difleré, « pour certains bons respects, signomment à cause de l'absence «de Monseigneur Philippe-Guillaume, prince moderne d'Orange, «leur seigneur et frère aisné; mais voyant qu'il n'a pieu au «souverain Dieu de leur faire encore ce bien, qu'ils puissent «espérer de sitost jouir de sa présence, comme ils eussent bien « souhaité, et les afl*aires concernant leur maison l'eussent bien « requis, à leur très grand regret, et que plus longs délais et «remises apporteront enfin, et pour l'un et pour l'autre, un très «grave préjudice; pour à quoy obvier et prévoir, ont :

a le très illustre, haut et puissant Moaseigoeur Maurice, né a prince d*Orange, comte de Nassau, d'une part;

a la très illustre, haute et puissante dame Louise de Goligny, a princesse douairière d'Orange, dame vefve dudict feu seigneur a prince d'Orange, d'heureuse mémon^e, comme mère et gardea noble, et au nom de très illustre, haut et puissant Henry, Frète déric, aussy né prince d'Orange, comte de Nassau, son fils, a et Trère puisné du susdit prince Maurice, d'autre part;

a Trouvé bon et esté conseillés de si finalement sur ce ré- (( souidre :

(Suit la désignation des biens attribués à Maurice de Nassau).

« Ledict Seigneur comte Henry Frédéric aura pour son

(c partage et succession personnelle, pour en jouir comme de son a propre bien, premièrement la ville et seigneurie de Gertruy- (( denberg, ainsi qu'elle est tenue par droict d'engagement et (( oppignation du conté d'Holande, avec toutes ses améliorations (( et appartenances, et la maison qui fut bastie par feu monte seigneur le prince d'Orange, de haute mémoire. — Aura

«encores les seigneuries de , à la charge et condition que

ce ledit seigneur comte Henry payera, hors desdits biens, à Ma- « dame la princesse sa mère^ ce aussy acceptant par ceste, son a douaire avec les arrérages, et aussy à chacune des dames (i princesses de Nassau-Bourbon, sœurs de leurs Excellences, du ((troisième lit, mille florins Carolus, par an

(Suit la désignation d'une part de biens réservé pour le frère aîné).

(( En témoignage de quoy, et pour plus grande asseurance, ((Sont de ce faits deux instrumens d'une mesme teneur, tous ((deux par leurs Excellences et la très illustre, haute et puis- (( santé dame Louise de Goligny, princesse douairière d'Orange, (( comme mère et garde-noble du susdit seigneur comte Henry (( Frédéric, soubzsignez et avec les cachets de leurs armoiries a cachetés, sçavoir, par madite dame, le XVII décembre, l'an

« 1600, à Lierville, et par leurs Excellences, à la Haye, en Hol- « lande, le XVII janvier, Tan 1601.

(c Loyse de Colligny, Maurice de Nassau.

«F. Henry de Nassau.»

Autre acte du 17 janvier iôOi.

{Archives de la maison d' Orange-Nassau, n» 2156.)

«Son Excellence ayant eu rapport de l'accord qui avait esté «convenu pour esgaler et accommoder ce qui se trouvait de « différence et partages faicts par le pourveu du testament ou c( derniè/e volonté de feu Monseigneur le prince d'Orange, de (( haute mémoire, son seigneur et père, entre ladite Excellence «et Monsieur le comte Henry Frédéric, son frère maisné, depuis «aggréé, signé et consenti de Madame la princesse douairière «d'Orange, sa belle-mère, comme garde-noble dudict sieur «comte Henry, son frère, et ayant sur tout mûrement délibéré «et advisé, et aussy eu sur ce l'advis des ceux de son conseil, «a ledict accord pareillement aggréé et ratifié de sa part; et, «en signe de ce, signé et cacheté, et sur ce pied et avecq ceste «intention et volonté, et non aultrement a dressé et passé «cejourdhuy les instrumens notariaux sur l'appréhension de son «partage; mais a néanmoins trouvé bon et accordé, eu esgard « que luy a esté faire rapport, que le sieur Mégueu, conseiller de « ladite dame princesse, y trouvait quelque difficulté, à cause «que le revenu de la seigneurie de Gertruydenberg, et pescheries, « par les pièces dudit partage, se trouverait estimé à quatorze «ou quinze mille livres, par an, et que depuis quelques années «en çkil n'aurait esté que de sept à huicl, neuf, ou dix mille «livres; que ladite dame princesse et ledict sieur comte, son «frère, demeureront en leur entier de pouvoir résilier ledict

a accord, nonobstaDt l^aggréatîoa que ladite dame en a faicte et a qu'elle a signé et consenti pour le temps d'un an, d'aujouradhuy, date de ceste, en remettant, en cas de révocation tdudict accord, tous les biens desquels ladicte dame ou ledict a sieur comte aura pris la possession et jouissance, en tel estât «comme ils sont à présent. Bien entendu que ladite Excellence « demeurera pareillement, pour ledict temps d*un an, en son «entier, pour semblablement pouvoir résilier ledit accord et «demeurer sauf et entier en toutes ses actions, tant paternelles «que maternelles, tant en capital que ses arrérages, et qu'au « dict cas lesdictes déclarations notariales ne luy seront imputées «à aulcun préjudice ny intérest par ladicte dame, ledict sieur «comte, ou aultre quelconque.

« En signe de quoy ont esté faicts ces deux actes signés par «Son Excellence, d'elle et de mondict sieur le comte Henry, « d 'aultre part.

«A la Haye, ce 17* jour de janvier, Tan 1601.

« Maurice de Nassau, « F, Henry de Nassau, i

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