‹ Louise de Coligny princesse d'OrangeChapitre 5 sur 64 · Part. re, p. 59, G · texte numérisé non relu

Part. re, p. 59, G

* In-fol. éd. de 1608, p. 704, 705.

* Ges autres soldats étaient de la garde du duc d'Anjou (De Thou, Hist. univ., t. 4, p. 586).

* Record offic. — De Laferrière. Le seizième siècle et les Valois. Ç € P. 9393.

LOUISE DE COLIGN Y. 49

«tous été tués à coups de poignard, et, à moitié morts, jetés des

«fenêtres dans la rue 1 ». | Toutes les personnes surprises dans la maison qu'habitait

Téliguy furent impitoyablement massacrées? ; une seule, sa jeune

femme, échappa aux coups des égorgeurs; comment? on l'ignore,

car nul indice n'existe sur ce fait, qui tient du prodige.

{ci les questions se pressent en foule :

À quel moment, Louise de Coligny, rentrée chez elle, le 23 août, vers minuit, avec son mari, vit-elle, le 2/4, sa demeure envahie par une horde menaçante ?

Que se passa-t-il alors, sous le toit des deux époux ?

Moins préoccupés, sans doute, du danger qu'ils couraient, que de celui auquel ils pressentaient qu'était exposé leur père,

ne tentérent-ils pas aussitôt de se rendre à son hôtel ?® ?

Quand et comment se trouvèrent-ils séparés l’un de l’autre ? Quand et comment Louise quitta-t-elle sa demeure ? Trouva-t-elle un refuge momentané dans Paris? ou put-elle

immédiatement s'échapper de cette ville meurtrière ?

Y eut-il alors une protection amie qui s’étendit sur elle ?

Si ces diverses questions restent jusqu’à présent sans réponse, on ne s’en représente pas moins l’abîme d’angoisses dans lequel

! On ignore par qui fut recueillie la dépouille mortelle de Téligny. On sait seulement que, quarante-cinq ans après la Saint-Barthélemy, «ses ossemens furent transportés à Téligny et ensevelis dans la chapelle «du château, et qu’en 1625, l’évèque de Castres les fit tirer de la tombe «où ils reposaient et jeter dans la rivière, comme l’apprend le cahier «des plaintes présenté au roi, en cette année» (v. Haag, la France protestante, voy. Téligny, p. 353).

? «Au Lyon noir, rue Saint-Honoré, logis du sieur de Thelligny, «tous ceux du dit logis furent tuez » (Mém. de l’estat de France sous Charles IX, 1. 1er, p. 412. — Hist. des martyrs, p. 708).

# La note secrète, ci-dessus citée, expédiée de Paris en Angleterre, lors de la Saint-Barthélemy, paraît répondre, en partie, à celle question.

RO SLR A CLR le A ed + fut plongée l’infortunée jeune femme par la double perte de son père et de son mari. Seule, sa foi la soutint dans cette indicible épreuve, et imprima à son âme la force nécessaire pour en triompher ; force qu’elle lui continua dans une foule d’autres épreuves. Aussi, un homme qui connut bien la noble fille de l'amiral a-t-il pu dire, à juste titre, qu'à dater de la Saint- Barthélemy, «sa vie n’a été qu’un tissu d’afilictions continuelles, «capables de faire succomber toute autre âme moins résignée «aux volontés du ciel que la sienne.» |

! Mémoires d'Aubery Dumaurier, p. 182,

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