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be — cune tendre sympathie, tant son ame s’'était desséchée par l’égoisme; et bien qu’ils habitassent tous deux Paris, dix années s’é- * taient écoulées sans réunir une seule fois ces deux frères d’un caractère si différents; c’est que l’un s’éloignait par délicatesse de la maison du riche, craignant qu'on püt at -tribuer ses visites à un sentiment d'intérêt; et que l’autre, ne jugeant du mérite d’un individu que sur son plus ou moins de for tune, se disait bien souvent : Mon frère est pauvre; or, il est sans mérite, Sans ta lent, sans esprit; il n’est pas digne d’une amitié comme la mienne. |
Mais un jour que M. Dermont le riche était chez lui, assis à une table splendidement servie, traitant ceux qu’il nom-
maitsesamis, et quetous ces parasites qu’attirait sa fortune le comblaient, en échange de son dîner, de louanges intéressées, une lettre lui fut apportée. — Cest pressé, monsieur, lui dit le laquais en riche livrée; M. Dermont ouvrit nonchalamment la lettre, et lut:
« Mon frère, je me meurs; viens, ac- { cours : j'ai une prière à t’adresser.