‹ Louise et VictorineChapitre 23 sur 28 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Une malade, La ruine,

. Où suis-je? J’ai dormi longtemps, n’est-ce pas, ma bonne Rosine? Comme je suis faible! Pourquoi suis-je couchée ? pourquoi veilles-tu à mon chevet, et pourquoi enfin ces larmes dans tes yeux ? Qu'est-il arrivé ?

— Calmez-vous, mademoiselle; mon

Dieu ! n’allez pas encore retomber dans l’état d’où vous voilà heureusement sortie, | répondit la servante à Marguerite qui, depuis deux jours, avait donné des craintes sérieuses pour sa vie. +

__ Mais je me souviens maintenant, reprit la jeune fille après un instant de silence; oui, je me souviens, j'étais environnée d’une société nombreuse, je jouais de la harpe; mon oncle... Rose#. et puis tout à coup ma vue s’est troublée, je suis tombée...

| Qui, malheureuse enfant, vous vous êtes évanouie, et l'on vous à portée sur votre lit, et je ne vous ai point quittée depuis; j'ai bien pleuré, bien souffert, allez !

Toi seule as pleuré, west-ce pas, Rosine? Personne autre que toi n’a veiklé près de moi, reprit en soupirant la jeune malade.

| __ Vous vous trompez, Marguerite > votre oncle demande bien souvent de vos nouvelles, et votre sœur elle-même vous à prodigué de tendres soins: je vous avais bien dit, mon enfant, que vous ‘seriez un jour appréciée comme vous méritez de l'être.

Mais ne parlez plus, je vous en prie; le médecin à recommandé le repos et le calme.

Est-il vrai? je serai aimée? Merci,

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