‹ Louise et VictorineChapitre 6 sur 28 · RES PRÉ TR · texte numérisé non relu

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enfants grandissaient, et madame Raymon n'avait aucune nouvelle du voyageur; ilest vrai qu’elle pouvait attribuer le silence de celui qu’elle chérissait, à la guerre qui venait de se déclarer entre la France et l’Angleterre, qui interceptait toute communication avec l’Amérique. Elle ne pouvait l’accuser d’un oubli dont elle le jugeait incapable; néanmoins une douleur bien vive pénétra dans son cœur, el Sa santé, déjà gravement altérée par une longue suite de revers, se détruisait chaque jour; et bien des fois, pour retrouver un peu d'énergie et le courage de vivre, la pauvre mère était chligée de presser contre sa poitrine ses deux pauvres petites, ou bien de se prosterner à genoux; là, mue par une foi profonde et une ferveur ardente, elle implorait l’Être suprême, le suppliant de lui prêter lecourage et l'espoir contre sa misère et son affreux isolement.

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