‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 100 sur 168 · Archives nationales. F 7. Dossier Chastellux · texte numérisé non relu

Archives nationales. F 7. Dossier Chastellux

fallait pas tant pour lui conquérir le cœur de la duchesse d'Orléans, cette impulsive si propre à éprouver ce que l'on pourrait appeler le « coup de foudre » de l'affection. La princesse la vit quotidiennement, l'emmena dans ses promenades et l'admit à ses réceptions du soir. C'est alors que M. de Chastellux la vit et s'occupa beaucoup d'elle, jusqu'au jour où il lui déclara sa flamme et lui demanda sa main. Celle-ci refusa S dit-on, se retranchant derrière des motifs très justes et basés sur la disproportion des fortunes et des alliances -. Était-ce coquetterie? M^^^ d'Oberkirch Taftirme et elle nous dit que, pour plaire à « l'excessif amourpropre » du soupirant. Miss Plunkett s'était arrangée de « façon à être surprise par lui absorbée dans la lecture » de son livre sur l'xVmérique et que cette « louange muette » avait décidé M. de Chastellux à faire sa demande.

Quoi qu'il en soit, M. de Chastellux partit pour Sillery désespéré et bientôt il s'y rencontra avec Miss Plunkett, que la princesse amenait avec elle. Sur les instances de MM. de Liancourt et de Laval, la jeune tille consentit à ne pas être inexorable, et le mariage fut décidé. Il fut célébré à Liège le i3 octobre. On rit un peu de l'aventure et on prétendit — c'est M^^^ d'Oberkirch qui parle encore — que la jeune mariée possédait un exemplaire relié du livre de son mari qui ne la quittait jamais et que « les deux époux en faisaient la lec-

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