‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 99 sur 168 · Gendre de M'^-de Genlis · texte numérisé non relu

Gendre de M'^-de Genlis

Dans son ouvrage la Félicité publique, il avait prédit la Révolution dix-sept ans avant qu'elle éclatât. Par ses écrits et par ses armes, il avait servi la cause américaine, et le premier il osera, en ij88, parler en faveur de la liberté des noirs ^

D'autre part, on avait, dans la même ville, présenté à la duchesse d'Orléans une étrangère nommée Miss Brigitte Plunkett %

Miss Plunkett n'était point heureuse.

L'impératrice Marie-Tiiérèse avait comblé jadis sa famille de bienfaits et elle l'avait placée auprès de la petite archiduchesse Marie-Thérèse, fille du futur empereur Joseph II. Mais la princesse était morte à l'âge de huit ans. Brigitte Plunkett avait perdu père et mère, et elle était demeurée sans fortune et sans appui, vivant en parente pauvre au gré de ses cousins, tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre. Il parait bien qu'elle prenait alors les eaux de Spa en compagnie d'un allié ou d'un parent, fils d'un procureur général de Dublin nommé le comte de Riz qui, très joueur et très bretteur, n'ofPrait pas la respectabilité nécessaire pour ce rôle de Mentor \ Comme Miss Plunkett, à peine âgée de dix-huit ans, était douce, liante, extrêmement jolie, très intelligente et « un peu avisée », elle n'était pas à l'abri de la malveillance et de la calomnie. Il n'en

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