I. M^ûe d'OsERKIRCH, t. II, p
pas me reconnaître et sa hauteur ne s'abaissa pas devant ce souvenir K »
Quels étaient alors les rapports exacts du duc d'Orléans et de M^^ de Genlis? Voilà encore une question qu'il est très particulièrement difficile de préciser. Nous n'avons point pour 1^83; des lettres aussi révélatrices que celles de Forges ; et d'ailleurs les amours sont rares qui se maintiennent à un tel diapason. Il paraît même prouvé qu'après plusieurs années d'une intimité très complète, M°^® de Genlis, dans sa correspondance, n'appelait plus le duc d'Orléans mon « cher et charmant en tout ».
Il semble bien aussi que — malgré ce que nous dit M°i® d'Oberkirch — le désespoir de la duchesse d'Orléans n'ait pas été sans porter son fruit.
Dès 178-, Mnie de Genlis démasquée, cherche à régner sur l'esprit du duc d'Orléans... beaucoup plus que sur ses sens.
Mais ne nous y trompons point! Si la duchesse d'Orléans pensa alors reconquérir le cœur de son mari, sa joie fut courte... M^^ de Genlis eut soin de faire adopter discrètement une remplaçante capable d'amuser le prince, mais non pas de le conduire. Et elle eut le tact de choisir une sotte.
Cette sotte était la fille d'une amie de la duchesse d'Orléans — bien entendu. Elle avait nom Marguerite-Françoise de Cépoy. Après la mort de son père, officier aux gardes, sa mère - s'était remariée à M. de Castéras, maréchal de camp, familier des
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