Elisabeth- Amaranthe- Jacques de Martainville
maisons de Penthièvre et d'Orléans. Elle-même avait épousés le 5 janvier 1784, Georges-Louis- Marie Leclerc de Buffon, fils du grand naturaliste, celui qu'on a si vite fait de juger en disant qu'il était le chapitre le plus pauvre de l'histoire naturelle de son père. Non, le jugement est trop sévère : M. de Buffon avait quelque esprit; c'était un brave homme et il écrivait des drames bourgeois... C'était bien inutile. Il allait en vivre un :
Il adorait sa femme, mais comme il était « espiègle, vif et prompt » et qu'elle était « sensible^ », une rapide incompatibilité d'humeur se déclara entre eux. C'est alors — en 1^86 — que le duc d'Orléans alla voir plusieurs fois M^^^^ de Buffon à Montbard, en Bourgogne, avec son ami le duc de Fitz-James, tous deux déguisés en postillons. Le j juillet 1786, il y eut même une grande fête à Montbard, dont M. de Buffon fit les honneurs avec une de ces belles candeurs qu'on rencontre souvent en pareil cas. L'année suivante, le duc d'Orléans retrouve M^^de Buffon à Dampierre, où elle goûte l'hospitalité proverbiale des Luynes, avec sa mère, M^6 de Castéras. On remarque l'intimité du prince et de la jeune femme. M^^^ de Castéras et le vieux Buffon entrent en de justes alarmes... Mais il est trop tard. Les époux se querellent, se séparent à lamiable, se réconcilient, louent un hôtel à Paris, jusqu'au jour où M. de Buffon fils, revenant d'un
1. Le couple entra en ménage avec 40000 livres de rente. Cl'. Recueil de la Correspondance inédite de Buffon. Hachette,