‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 106 sur 168 · Cf. plus loin · texte numérisé non relu

Cf. plus loin

taisies, j'ai été effrayée et profondément affectée lorsque je vous ai vu former un lien qui pouvait m'ôter votre affection, votre confiance. »

...« Accoutumée à vos fantaisies » !...

Seule une femme mariée et aimante peut concevoir, en lisant cette phrase, tout ce qu'elle renferme de résignation douloureuse. Mais il y a mieux. « Le désintéressement et l'attitude parfaite de M°^6 de Buffon » font revenir la duchesse d'Orléans « de ses craintes » et elle conçoit de la sympathie pour elle ! En un mot, elle accepte ce qu'on pourrait appeler le partage du mari, et cela sans doute parce que M"^^ de Buffon incarne un peu l'ordre dans le désordre.

Pour elle, le duc d'Orléans, dont le cœur est pris, oublie les plaisirs des sens plus vils, et dès qu'elle règne, les filles de joie disparaissent des jardins de Monceaux.

Pendant la Révolution, nous la verrons se dévouer corps et âme à son amant, elle sera traitée par les fils de la duchesse d'Orléans comme une mère, et plus tard M^^^ de Boigne, dont la moralité, il est vrai, n'ira jamais jusqu'au scrupule, écrira à son sujet ce joli paradoxe : « Elle était la preuve qu'il n'y a point de position à laquelle un noble caractère ne puisse donner de la dignité K »

Et voilà quel est le sort dont M"^® d'Orléans se doit dorénavant contenter.

Elle va maintenant — avec M°^e de Buffon —

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