E. RocH : Bulletin cité plus haut, pp. 3ii-3i
« manières aimables, très enjouées et toutes franches * ».
Il va sans dire que, sur ce domaine de la bienfaisance, il se rencontrait — plus qu'ailleurs — avec la duchesse d'Orléans.
Au reste, dans les premiers jours du séjour à Villers-Cotterets, celle-ci n'était point seule pour goûter le charme de ces « promenades de charité », qui lui plaisaient si fort. A peine le duc d'Orléans avait-il été exilé, qu'on avait vu accourir auprès du ménage princier la princesse de Lamballe ^ La surintendante de la Reine ne craignit point de (( s'afficher » chez ses parents en disgrâce, et cette preuve de dévouement sans calcul est bien dans son caractère.
La grande affection que lui inspirait sa bellesœur fut-elle la cause unique de son déplacement? Il est probable. On a bien insinué qu'elle avait subi le charme très spécial et quelque peu dangereux du duc d'Orléans. Mais là où les documents ne parlent pas avec une précision rigoureuse, l'historien doit à peine signaler pour mémoire les rumeurs d'antichambre qui pourraient effleurer sans preuves, la mémoire d'une princesse comme Mme de Lamballe ^
1. Mémoires d'un familier de la maison d'Orléans. Londres, 1798, s. n. (Lettre du duc d Orléans à M. Le Vassor de Latouche).