Mémoires de Dom. Courdemaxghb, p
à Paris avec sa confession écrite dans une lettre écrite à son confesseur, pour avoir une prompte absolution. Son directeur était un vieux évêc^ue d'ApoUonie, bien moins timoré que son pénitent, et qui était le premier à faire des gorges chaudes sur les scrupules du bon prince K »
Fortaire nous dit qu'il parlait généralement peu, mais toujours avec beaucoup de courtoisie — on pourrait même dire de cérémonie. « Ses expressions, dit-il, étaient laconiques et claires; il ne se servait jamais envers personne de paroles ni dures, ni méprisantes, ni familières. A tous les noms, il joignait toujours le Monsieur et le Madame. »
Nous pourrions ajouter, avec les abbés Lambert et Courdemanche, qu'il avait des « clartés » sur tout, que pour administrer sa prodigieuse « Maison », remplir ses charges et gouverner ses domaines, il se montrait un administrateur de premier ordre, pensant à tout, « jusque dans sa voiture », pour ne pas perdre un instant, et qu'il avait « un esprit d'ordre incroyable », et une « étonnante facilité de travail »... Mais il faut abréger, car vanter chez M. de Penthièvre l'homme mûr, comme on l'a fait plus haut de l'homme jeune, deviendrait extrêmement fastidieux et sans doute excessif.
Cessons donc de le louer ; et pour le mieux saisir sur le vif, pour chercher à deviner la vie que pouvait mener sa fille quand elle était auprès de lui, suivons pas à pas M. le duc de Penthièvre au cours d'une de ses journées habituelles.