‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 118 sur 168 · I. Archives nationales. K. K · texte numérisé non relu

I. Archives nationales. K. K

Dans sa garde-robe on trouve une quantité fabuleuse de « culottes de Gênes noir à trois poils, de vestes de soye tabac d'Espagne doublées d'Angleterre blanc, de surtouts d'équipage en drap superflu bleu naturel, de vestes de ratine lilas à boutons de pinchebec, de vestes d'étoffe d'or avec leurs culottes de velours cizelé de pourpre ».

^lais quand on parle des vêtements du xvin' siècle qui valaient des « rançons de roi », peut-être y a-t-il exagération, car aucun de ces vêtements somptueux du prince n'atteint un chiffre bien élevé, puisque le plus cher d'entre eux ne dépasse point 800 livres.

Sa toilette est longue, car il est irréprochable sur le chapitre de la propreté, et M. de Lescure, qui ne craint point les hyperboles, parle de ses « scrupules d'hermine ^ ». De fait, il exige qu'on passe « au lait ses poches de peau de chèvre » et, chaque trimestre, nous le voyons acheter, pour lui seul, cent paires de bas de soie ou de fil -... La « parfumeuse du Roy » n'est pas oubliée non plus. Il lui achète pour 5 ou 600 livres par an de « poudre de fleurs d'orange, paste amère, pots de pommade à la fleur d'orange « comme pour le Roy », eau-de-vie de lavande, savonnettes à la bergamotte, poudre fine, g^rise, à l'œillet ou à la Maréchale ».

Après avoir été habillé — vers neuf heures du malin — le duc de Penthièvre déjeune d'une tasse de chocolat, s'occupe de sa correspondance,

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