‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 119 sur 168 · I. J/""e de Lamballe, p · texte numérisé non relu

I. J/""e de Lamballe, p

^. Archives nationales. K. K. 392,

entend la messe, lit les « petites heures » du bréviaire, dîne à une heure et demie et reste très longtemps à table — c'est un Bourbon^ — puis il se promène en voiture avec la duchesse d'Orléans, M°^6 de Lamballe ou quelque intime. Ensuite il travaille de nouveau, soupe, prie de huit heures à neuf heures et demie, travaille encore et se couche à deux heures précises -.

Ajoutons à ce programme de vie quelques petites manies qui caractérisent bien le nerveux. Nous l'avons vu, à Yillers-Cotterets, tortiller un éventail pendant toute une soirée. Gela n'est point étonnant. Il ne peut s'endormir sans avoir roulé d'un angle à l'autre un grand carré de papier et il a imaginé, pour circuler dans son château de Vernon, certain « fauteuil volant » de forme bizarre que meut une manière de tournebroche.

Cette vie un peu monotone comporte ses exceptions. Quand les souverains étrangers viennent en France, il leur donne des fêtes splendides et il n'épargne rien pour les recevoir. 11 y a là un point d'honneur. Il se pique de ne point être en dessous des princes du sang, car toujours ses origines le taquinent. On voit en visite chez lui le roi de Danemark, le tzaréwitch, le roi de Suède, le prince Henri de Prusse et d'autres encore. Il les accueille toujours en compagnie de sa fille et de M^® de Lamballe, qui tiennent chez lui le rôle de feu la duchesse de Penthièvre.

1. Il y est cependant d'appétit frugal par ascétisme, mais sa table est somptueuse.

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