‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 127 sur 168 · I. Dard : Op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Dard : Op. cit., p

opportuniste — chez M^^^ de Montboissier — très aristocrate — la duchesse d'Orléans aborde volontiers ce sujet, et même par un phénomène de réaction nerveuse, le souci des choses publiques est pour elle un dérivatif qui amène une amélioration passagère dans l'état de sa santé ^ Mais, encore une fois, elle aborde ces graves questions en femme et en princesse. Ce qui assurément la frappera davantage et l'atteindra douloureusement au cœur dans les instructions du duc d'Orléans, c'est le fameux « article XII » qui — innovation inouïe « demande l'établissement du divorce comme le seul moyen d'éviter le malheur et le scandale des unions mal assorties ». Le coup vise-t-il seulement la Reine? Peut-être. Mais, assurément, la princesse, comme tout le monde de la Cour, voit là contre elle une injure et peut-être même une menace.

Si, au moment de la réunion des Etats Généraux, elle est blessée dans sa dignité « d'épouse », elle l'est aussi dans celle de « première princesse du sang » et elle essuie quelques paroles vives de la Reine. La Reine, elle lui est attachée, certes, mais déplus en plus rares sont ses rapports avec elle. N'est-elle pas la femme de son plus grand ennemi ? Elle le sent vivement à la fameuse procession du 4 mai. Sur le conseil de Laclos, le duc d'Orléans, pour mieux afficher son patriotisme, a pris rang parmi les députés de la noblesse, au lieu de se mettre à la tête avec les princes du sang. Partout retentissent les cris de « Vivent le duc el la duchesse

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