‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 128 sur 168 · I. Governor Morris: Mémorial, p. io · texte numérisé non relu

I. Governor Morris: Mémorial, p. io

d'Orléans» qui font « pâlir Marie-Antoinette » ^ La pauvre Reine ne peut retenir un mouvement d'humeur bien excusable.

— Madame, dit-elle à la princesse qui arrive avant elle à l'église Notre-Dame et qu'elle pensait emmener dans son carrosse^ il y a une demi-heure que je vous ai attendue chez moi!

— Madame, en vous attendant ici, réplique la princesse, j'ai obéi à l'ordre qui m'a été envoyé de la part du Roi.

— Eh bien ! Madame, je n'ai pas de place pour vous, puisque vous n'êtes point venue.

Et la duchesse d'Orléans, forte de son innocence, de répondre avec cette vivacité héréditaire qu'elle refrène malaisément :

— C'est juste. Madame. Aussi ai-je à moi des voitures qui m'atlendent-.

Ces petites scènes sont là des piqûres d'amourpropre, que la duchesse d'Orléans doit vivement sentir.

Mais ce qu'elle doit sentir confusément, aussi, c'est le rôle de dupe qu'on lui fait jouer dans les événements précurseurs de cette Révolution qui lui déplaît si fort. Le Palais-Royal est devenu le rendez-vous des aigrefins, des mécontents et des frondeurs. M^^e de Genlis, pour les réunir sous des motifs plausibles, leur distribue des cartes d'invitation (( au nom de la duchesse d'Orléans ». Les habitudes de large hospitalité du Palais-Royal, où

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