‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 131 sur 168 · M-^e DE Genlis : Mémoires, t. IV, p · texte numérisé non relu

M-^e DE Genlis : Mémoires, t. IV, p

Détail bien curieux. A ce moment même, l'attitude du duc d'Orléans est énigmatique. Après la prise de la Bastille, il reproche à M. de Paroy de ne plus venir comme autrefois au Palais-Royal, et « il lui conseille des opinions modérées en politique ' ».

Est-ce duplicité de sa part ? Veut-il plaire à M. de Paroy, qu'il sait très royaliste ? Son âme, comme il arrive si souvent chez les natures indécises, estelle agitée par des mouvements contradictoires et de bonne foi, fait-il alors « machine arrière » ? On ne sait... En tous cas, il est des courants qu'ion ne saurait remonter, et si le prince a eu un geste de recul, celui-ci est bref, car le duc d'Orléans est maintenant 1' « idole... » ce qui veut dire un peu (( l'esclave » du peuple. Quels que soient ses actes, d'ailleurs, la princesse n'y contredit jamais. Comme l'a très bien exprimé M. Britsch -, « toute en tendresse, elle ne songeait guère à gouverner son mari et elle l'aimait trop pour contrarier ses fantaisies ».

Toute en tendresse, oui... mais il ne faudrait cependant pas considérer la duchesse d'Orléans comme une ingénue dont l'aveuglement confinerait de fort près à la sottise.

Elle ne veut pas, comme on l'a vu, s'avouer complètement les erreurs de son mari. Mais en cette année 1789, la coupe déborde et parfois, dans l'intimité, quand elle est sûre que ses propos ne seront

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