‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 134 sur 168 · Le II juin · texte numérisé non relu

Le II juin

3. Le comte de Chastellux, que nous retrouverons dans le volume qui suivra cet ouvrage.

d'Orléans deviennent rares. Les événements du 6 et du 7 octobre 1789 la frappent d'un coup douloureux. La stupeur est dans son entourage. Les rumeurs sur la « conjuration d'Orléans » s'accusent. Une domestique de ^h''^ de La Tour du Pin, si fidèle à la princesse, n ose-t-elle pas affirmer tout haut, qu'en pleine émeute elle « a vu arriver un Monsieur, en bottes très crottées et un fouet à la main, qui n'était autre que le duc d'Orléans, qu'elle connaissait parfaitement pour l'avoir vu bien souvent, que d'ailleurs des misérables l'appelaient Vive notre roi d'Orléans! ^ »

Commérage peut-être? Mais ces commérages, on ose s'y livrer jusque devant elle. Et cette fois ses yeux vont s'ouvrir. Ce sera la pleine et fulgurante lumière — si douloureuse î

Quand la famille royale revient à Paris, le duc d'Orléans, nous dit M°^^ de Tourzel, est à Passy « avec M°^^ de Genlis et ses enfants sur le balcon de la maison qu'il y avait louée. Il les y avait placés pour jouir à son aise du spectacle de l'abaissement de la famille royale, qui ne put s'empêcher d'en faire la remarque. La Reine en parla à M"^^ la duchesse d'Orléans, qui soupira sans pouvoir rien répondre. Cette excellente princesse était bien loin de partager les sentiments du duc son époux. Elle s'aveuglait encore sur son compte et elle fut complètement malheureuse quand, l'illusion cessant, elle ne put s'empêcher d'apercevoir la part active qu'il prenait à cette affreuse Révolution ^ »

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