‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 138 sur 168 · AIT. étrang. Idem, p · texte numérisé non relu

AIT. étrang. Idem, p

— à M°^^ de Genlis — pour expliquer la « mission de confiance » de son mari. Le fait est touchant, et c'est de M°^^ de Genlis elle-même que nous en avons obtenu l'aveu. «... J'ai... rédigé, écrira-t-elle plus tard, un petit écrit d'une page sur M. d'Orléans et qui fut mis dans les journaux, mais ce ne fut point à sa prière. Ce fut, le lendemain de son départ pour l'Angleterre, iNI"^^ d'Orléans qui me demanda de faire l'annonce de cet étrange voyage. J'y consentis, et M^^ d'Orléans fit mettre ce petit écrit dans tous les papiers publics. Voici sans exception toute la part que j'ai eue depuis la Révolution dans les affaires de la Maison d'Orléans ^ »

M'ne cle Genlis est trop modeste... Mais de fait, au moment du voyage en Angleterre, son influence sur le prince commençait de sensiblement baisser au profit de Laclos. Il est vrai que, comme l'écrira plus tard la duchesse d'Orléans, en parlant de son mari : « J'ai appris, par une longue et triste expérience, à connaître les entours qui, malheureusement pour lui et pour tout ce qui tient à lui, l'ont subjugué et le gouvernent. Il se révolte quelquefois contre leur entreprise, mais ses chaînes s'en resserrent davantage -. »

En arrivant à Boulogne, le i6 octobre 1789, le duc d'Orléans fut arrêté par une foule enthousiaste qui ne voulait point le laisser partir, « son départ paraissant au peuple une vengeance de la Cour et

1. Ma conduite depuis la Révolution, par M'"^ de Genlis. Hambourg, 1796.

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