‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 139 sur 168 · Archives particulières · texte numérisé non relu

Archives particulières

sa mission une véritable lettre de cachet^ ». La pauvre princesse, à laquelle la popularité de mauvais aloi de son mari déplaisait fort, s'en montra « très peinée ». « Il est bien dur pour un cœur si bon, écrit Governor Morris, dont elle reçoit alors la visite « avec reconnaissance » d'être condamné à tant souffrir î . . . Pauvre femme - ! »

Nous sortirions de notre sujet en accompagnant le duc d'Orléans dans sa mission diplomatique. Disons seulement que, dans ses lettres officielles, notre ambassadeur, M. de La Luzerne, écrit au ministre Montmorin qu'à sa première audience du 29 octobre, le duc d'Orléans « s'est entretenu [avec le roi d'Angleterre] sur les malheurs de la France, sur la bonté et la modération du Roi, sur l'intérêt que sa position doit inspirer à tous les souverains du monde... « Combien [le roi d'Angleterre] a admiré le sang-froid, la prudence et la fermeté inébranlables du roi dans la circontance, etc. 'K.. »

Mais les lettres chiffrées sont bien différentes, et elles nous permettent de suivre le prince dans sa vie privée, dont les échos ne doivent point réjouir notre princesse. Le roi et la reine ont été très secs pour le duc d'Orléans. Pitt le traite avec peu de considération et le juge incapable de diriger un parti *,

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