‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 15 sur 168 · M"»^ DE Souza : Adèle de Senange · texte numérisé non relu

M"»^ DE Souza : Adèle de Senange

dont la jeune imagination se grise en l'entraînant vers l'Inconnu. Et certes, par sa position, le monastère de Montmartre devait permettre à M^^^ de Penthièvre, impressionnable et sensible, de s'évader souvent dans le royaume des rêves. A ses pieds s'étendait la grande ville mystérieuse, cette ville dont son père pensait et disait assez de mal \ pour éveiller peut-être ses curiosités enfantines et sur laquelle elle devait presque régner un jour ^... et si, d'aventure, elle jetait ses regards sur Montmartre, la petite princesse captive, subissait sans doute en face des grands moulins de la Butte, du vol des pigeons de « ces dames » et de la plaine, qui là-bas verdoyait dans les lointains, cette attirance profonde de la campagne à laquelle l'enfance ne sait point résister.

Et surtout, disons-le, ce qui manquait à M"® de Penthièvre, malgré l'affection des religieuses, c'était la tendresse — un peu moins grave — d'une mère. En sorte que, dès l'enfance, il semble bien que la destinée ait condamné cette princesse aimante à souffrir par défaut d'amour et à ne point connaître le bonheur.

Une question se pose encore :

M^ie de Penthièvre travaille-t-elle à Montmartre? Médiocrement, L'honnête Delille % son biographe, qui ne lui ménage point les éloges, nous dit bien qu'elle y contracta le goût des études historiques, mais, ingénument, il démasque l'indigence de

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