‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 153 sur 168 · I. Governor Morris : Op. cit., p. I · texte numérisé non relu

I. Governor Morris : Op. cit., p. I

une apparence de sécheresse, mais au demeurant beaucoup moins sympathique que ses frères. C'est seulement quand, au retour d'Angleterre, le duc de Chartres doit entrer aux Jacobins que la duchesse d'Orléans se révolte — oh ! bien timidement d'abord — et qu'elle cherche à alléger son chagrin en adressant à son mari la lettre suppliante que l'on va lire. Elle est longue cette lettre, mais elle établit trop bien la situation, elle est trop belle pour ne pas la citer tout entière ^ :

« Vous avez bien raison, mon cher ami ; il vaut mieux nous écrire; quand on discute avec quelqu'un que l'on aime un objet intéressant, on est bien exposé à s'échauffer, et je sens que c'est ce qu'il faut éviter entre nous, car il échappe des choses qui font du mal dans le moment, et qui en font encore après. Je serais bien aise de terminer, pour ce qui regarde M^ ^ de Sillery -, et vous ne m'en montrez pas moins d'impatience. Ainsi parions-en, moucher ami, pour n'y plus revenir ; car j'ai besoin non seulement de repos, mais de jouir des bienfaits que je vous dois.

« Vous avez déjà fait beaucoup pour mon bonheur en m'accordant mes enfants un certain nombre de fois par semaine. Ce seront des moments heureux que je vous devrai, et qui répandront une grande douceur sur mes jours. Je ne veux plus

1. CeUe lettre, dont l'original existe à la bibliothèque de l'Institut dans le fond précité, a été pnbliée par Roussel en 1800. Depuis lors, on en a reproduit des fragments, mais elle n'a pas été publiée in extenso dans les ouvrages sérieux concernant notre héroïne.

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