‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 155 sur 168 · I. Archaïsme qui s'opposait à « déplacée · texte numérisé non relu

I. Archaïsme qui s'opposait à « déplacée

a. Ce nom n'apparaît pas dans VAlmauach du Palais-Royal; mais comme, en 1790, Governor Morris parle d'un changement de maître d'hôtel chez la princesse, il est permis de croire qu'il s'agit de cet officier^ à moins qu'il ne soit question d'un employé du garde-meuble.

avec moi, j'entre dans les plus petits détails.

« Il me reste à vous parler d'un objet bien intéressant, et sur lequel je désire que vous sachiez ma façon de penser; vous devinez que c'est de M"ie de Buffon qu'il est question. Je vous avoue que, dans le principe de votre liaison avec elle, j'ai été au désespoir. Accoutumée à vous voir des fantaisies, j'ai élé effrayée et profondément affectée, lorsque je vous ai vu former un lien qui pouvait m'ôter votre confiance. La conduite de M«ie de Buffon, depuis que vous tenez à elle, m'a fait revenir sur les préjugés qu'on m'avait donnés contre elle; je lui ai reconnu un attachement si vrai pour vous, un désintéressement si grand, et je sais qu'elle est si parfaite pour moi, que je ne puis point ne pas m'intéresser à elle. Il est impossible que quelqu'un qui vous aime véritablement n'ait des droits sur moi ; aussi en a-t-elle de véritables ; et vous pouvez encore, sur ce point, être sans gêne avec moi : je vous le répète, mon cher ami, ce que je désirerais, ce qui ferait vraiment mon bonheur, c'est que vous fussiez parfaitement à votre aise avec moi, et que vous trouvassiez dans votre femme une société douce qui vous attirât et contribuât à votre agrément.

(( Vous m'avez dit que vous alliez venir plus souvent chez moi; je vous le rappelle, parce que je suis intéressée à ce que vous n'oubliiez pas votre promesse ; que, d'ailleurs, je veux vous répéter que vous aurez toujours une société qui vous conviendra ; qu'en me prévenant la veille vous aurez toujours celle qui pourra vous être le plus agréable,

et qu'en me le disant le matin, si je ne puis pas vous la procurer, vous serez du moins sûr de n'avoir personne qui puisse vous déplaire.

« Très cher ami, il faut que je vous dise aussi que, dimanche, Montpensier m'a prié que César' vînt dîner. J'y ai consenti, mais je vous avoue que je serais fâchée que cela fit planche. De temps en temps, j'y consens, mais je trouve très inutile que ce petit garçon soit de toutes les parties que fait ma fille. Je craindrais d'ailleurs qu'elle me demandât aussi d'amener ses compagnes -, ce que je refuserais certainement. Aussi, cher ami, il vaudrait mieux éviter que cela fut, et vous le pouvez facilement.

« D'après ce que vous m'avez dit, mon cher ami, au sujet des observations que j'ai faites à mon fils, je crois que je ferai peut-être bien de lui dire que. s'il m'avait fait connaître votre intention, je me serais arrêtée au premier mot. Ce n'est pas que j'aie changé de manière de voir, mais si nos enfants peuvent nous croire des opinions différentes, je désire que cela n'influe pas sur leur conduite. Cela les mettrait trop mal à leur aise, et sur ce point, pour ce qui a rapport à eux, certainement je leur donnerai l'exemple de la soumission. La petite note précédente et que je compte toujours vous remettre avec toutes les autres, comme vous voyez, vous prouvera, cher ami, que pour les choses qui ne portent pas essentiellement sur l'existence future de mon

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