‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 156 sur 168 · César Dacrest, neveu de M"^ de Genlis · texte numérisé non relu

César Dacrest, neveu de M"^ de Genlis

2. La fameuse Paméla et Henriette de Sercey, élèves de M"^« de Genlis.

fils, je cède et je céderai toujours ; mais la démarche qu'il veut faire est d'un genre trop sérieux pour que je ne fasse pas encore des représentations à ce sujet. C'est un devoir vis-à-vis de vous, vis-à-vis de lui. Je vous répète qu'il m'a causé hier une peine mortelle. Et je vous déclare que j'ai été aussi étonnée et affectée que vous ayez consenti à un arrangement de cette espèce sans m'en avoir dit un mot. Je vous avoue que j'espérais êtrs consultée pour ce qui a rapport à mon fils. Si cela n'est pas, je suis destinée à jouer un rôle passif (ayant trop d'honnêteté et d'attachement pour vous, pour marquer à cet enfant que je désapprouve ce que vous conseillez, ou ce à quoi vous avez consenti). Et il pourrait en résulter des choses fâcheuses, ou pour l'un ou pour l'autre, et même pour l'un et l'autre. Cette nullité ne le frapperait pas d'abord ; mais lorsqu'il réfléchira, ou il me croirait nulle par caractère, et n'aurait ni confiance, ni déférence pour moi, ou il verrait que mes droits m'ont été ôtés, (jue cette nullité était forcée. Chercher dans ce cas à le rapprocher de moi, à l'éclairer, serait en quelque sorte l'éloigner de vous. Il faudrait donc lui fermer mon cœiu' ou courir ce risque. Cette réflexion m'est affreuse, m'est bien pénible ; car l'un ou l'autre de ces inconvénients m'affligerait profondément. Je vous dis ceci en général, pour tout ce qui peut avoir rapport à sa conduite ; quant à cet objet-ci \ il ne pourra pas ignorer mon opinion; car je suis très sûre que mon père dira et aura

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