‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 161 sur 168 · J. Harmand : Op. cit., p · texte numérisé non relu

J. Harmand : Op. cit., p

D VCHESSE D'ORLÉANS 315

C'est là la version de M^^ de Genlis. Mais cette fois encore nous avons maintenant celle de la duchesse d'Orléans, qui la venge aux yeux de la postérité :

Sans doute, les moyens de « persuasion » employés par le duc d'Orléans furent-ils sans douceur. Ce prince^ qui avait généralement des formes et des égards vis-à-vis de sa femme et qui n'était point violent, sortit cette fois de son caractère. Il vint au Palais-Royal, trouva la princesse malade — au bain — et certes, la malheureuse dut-elle entendre des paroles bien cruelles pour qu'elle osât adresser la lettre suivante à son mari : « Je vous écris ^ parce que pour le moment je suis absolument hors d'état d'éprouver une scène et comme j'imagine que votre intention n'est pas précisément de me tuer, nous n'aurons pas de conversation aujourd'hui sur des objets que vous traitez de manière à m'achever. Tout est réuni pour me mettre au désespoir, vous êtes indifférent pour ce qui me regarde et d'une dureté sans exemple. Vous savez que j'ai une perte, vous voyez que je suis dans un état affreux, vous ne m'en dites seulement pas un mot ; vous ne demandez seulement pas de mes nouvelles et vous m'écrivez la lettre la plus révoltante pour une femme et pour une mère ; ce n'est donc pas à votre cœur que je m'adresse, mais je ne cesserai de m'adresser à votre justice parce que je vous ai toujours vu en avoir et que vous reviendrez à votre état naturel. Au risque

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