‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 163 sur 168 · I. Blblloth. de l'Institut. Fond d'Orléans. Lettre VI · texte numérisé non relu

I. Blblloth. de l'Institut. Fond d'Orléans. Lettre VI

DUCHESSE D'ORLÉAXS 319

« gâté », le cœur n'esl point naturellement mauvais. Mais, quand une ancienne maîtresse qui a gardé des droits sur un homme faible veut se venger de la femme de celui-ci, la victime est désignée d'avance. Et elle se venge ^

Quelques jours plus tard, la princesse reçoit de son mari une manière de procès-verbal rédigé avec la sécheresse d'un homme de loi. Il accepte avec une fureur concentrée le départ de M^^^ de Genlis, nomme une « maison » à M^^^ d'Orléans, interdit à sa mère de l'aller voir dans le couvent — encore inconnu — où on va la mettre en compagnie d'une institutrice nommée M^^^e Lopin, à moins qu'elle ne soit seule, ne permet à sa fille d'aller au Palais- Royal — sans jamais y dîner — que si sa mère est malade, et il prend les précautions les plus minutieuses pour que la séparation entre M^e de Genlis et Mil® d'Orléans soit adoucie pour l'une et pour l'autre. « Je vous l'ai dit, écrit-il, il y a sept à huit mois et mille fois depuis ce que mon fils vient de vous confirmer, que cette séparation violente avec toutes les circonstances qui l'ont précédée mettra votre fille au désespoir et peut avoir les suites les plus funestes pour elle. »

En écrivant ces lignes, l'excellent père devenu détestable mari qu'est le duc d'Orléans est-il sincère ? Craint-il vraiment pour la santé de sa fille ? « Joue ))-t-il de celle-ci pour conserver M^® de Genlis qui, assurément, guide sa main tandis qu'elle

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