‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 20 sur 168 · I. R. Arnaud : La Princesse de Lamballe. p · texte numérisé non relu

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res annonçaienl-ils déjà, au moment de son mariage, que le prince de Lamballe avait été pour le vice une proie facile * ».

Le duc de Penthièvre fit preuve, l'année suivante, d'une faiblesse du même genre. Toujours prêt à croire à la conversion du pécheur, il ne montra pas assez de fermeté pour s'opposer au projet d'union qu'on lui proposa pour sa fdle. M^^ de Penthièvre atteignait en 1-68 l'âge de quinze ans. On la savait charmante et on n'ignorait point qu'elle posséderait un jour une fortune assez considérable pour rehausser encore ses qualités personnelles. Plusieurs princes tournaient déjà sur Montmartre un regard intéressé, lorsque Tabbé de Breteuil, chancelier du duc d'Orléans, qui n'était point sans esprit d'intrigue, eut le premier l'idée de lui faire épouser Louis-Philippe-Joseph de Bourbon, duc de Chartres, fils de son maître.

Dès lors, commencèrent des négociations sans lin. Le sort de la naïve petite princesse à l'âme poétique, qui, avec les illusions de la jeunesse, ouvrait sur la vie des yeux pleins de candeur, allait être discuté en de très prosaïques marchandages. C'était une héritière, et elle allait payer sa fortune par le malheur de toute une vie.

Le prince de Condé, qui la désirait pour son fils, le duc de Bourbon, avait cherché à obtenir par M. de Choiseul le consentement du roi. Cette démarche avait été vaine. L'abbé de Breteuil, jugeant donc le moment opportun, s'ouvrit de ses projets

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