‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 21 sur 168 · I. AitNAUD : Loc. cit · texte numérisé non relu

I. AitNAUD : Loc. cit

DUCHESSE D'ORLÉAXS 35

au duc d'Orléans. Il y mit une telle insistance qu'on l'accusa à tort, il est vrai, tant sa réputation était douteuse, de chercher à toucher une commission. Dans l'instant qu'il lui parlait, le duc d'Orléans, assez grand seigneur sous ses apparences bourgeoises, le prit de haut. Bien qu'il fût lui-même petit-fils de M^^^ de Blois, légitimée de France, il estimait assez son titre de premier prince du sang pour ne pas faire à M^'^^ de Penthièvre l'honneur de la choisir pour bru. Jamais il ne souffrirait que le lambel des d'Orléans fût accolé à la barre de bâtardise des Penthièvre.

M. de Breteuil n'insista point. Il savait le duc d'Orléans désireux de régulariser la conduite de son fils, lequel était fort libertin... Patiemment il attendit, estimant que son heure viendrait .. Elle vint. Le prince de Lamballe, épuisé par la débauche, tomba malade au mois de mars. On jugea sa fin imminente. Bien vite, M. de Breteuil courut chez le duc d'Orléans et lui fit valoir ce que Mme d'Oberkirch appelle judicieusement «l'immortelle raison de la dot ^ ». La mort du prince de Lamballe ne doublerait-elle pas la fortune de 'M^^ de Penthièvre, destinée à devenir la princesse la plus riche de France et même d'Europe?

Le duc d'Orléans vit tout de suite l'avenir sous un autre jour, il comprit et il acquiesça. Il parla lui-même au duc de Choiseul, qui promit de pressentir le roi, tandis que M. de Breteuil allait trou-

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