‹ Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'OrléansChapitre 23 sur 168 · M'^'e d'Oberkirch : Op. cit., t. I, p. 2o · texte numérisé non relu

M'^'e d'Oberkirch : Op. cit., t. I, p. 2o

Tandis que \i"^^ de Lamballe se retirait à Saint- Antoine-desChamps pour le pleurer, M^^ de Penthièvre obtint de M^^i^ de Laval l'autorisation de passer quelques jours avec son père, dont la douleur était immense. Sauf sa fille, il avait tout perdu ! Rentrée au couvent, M^^^ de Penthièvre subit elle-même une crise de dépression très pénible. Elle tomba dans un état de prostration tel qu'il fallut l'amitié réconfortante et éclairée de INPie de Montigny pour lui rendre peu à peu la gaieté de son âge ^

Cependant, des semaines passaient. Le duc d'Orléans n'était point sans regrets. Il calculait que, si son fils avait épousé M^^e de Penthièvre, celui-ci aurait eu un jour une femme charmante et huit millions de rentes-... Très simplement il reprit les négociations. Le duc de Penthièvre était aussi hésitant que par le passé... la conduite du duc de Chartres l'effrayait toujours... Il fallait cependant que tout ceci prît une fin, et il le comprit si bien qu'il demanda un nouveau congé pour sa fille, dont il voulait connaître les sentiments.

Aussitôt qu'elle fut devant lui, il lui fit part des divers projets matrimoniaux qui pouvaient lui convenir. Afin de la mettre bien à l'aise, il affecta de ne lui parler du duc de Chartres qu'après deux autres prétendants : l'Infant, fils du duc de Parme, et le prince de Carignan, frère de M^^^ de Lamballe, parti d'ailleurs assez modeste... Mais à peine

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