Baronne (I'Oberkirch : Op. cit., t. I, p
40 ADELAÏDE DE BOUnBON PEXTHIÈVRE
avail-il prononcé le nom du duc de Chartres que la princesse lui répondit ' délibérément :
— Si tel est le prince que me destinent Sa Majesté et mon père, point n'est besoin de m'en présenter d'autres, car leur volonté sera assurément la mienne -.
Par ces paroles nettement prononcées, le duc de Penthièvre connut avec surprise que le cœur de sa fille avait parlé et qu'elle était éprise de son cousin, M. de Chartres.
Appuyé par M^^ de Lamballe^ qui redoutait le caractère du prétendant et qui, sans doute, regrettait de voir son propre frère évincé, le duc de Penthièvre, dit-on, risqua quelques objections :
— Si on me force à faire un autre mariage, répliqua la jeune fille avec véhémence, j'irai me jeter aux pieds du roi pour le supplier de ne pas contraindre mon inclination et de ne pas me rendre malheureuse pour le reste de mes jours, et jamais je n'aurai d'autre époux que M. le duc de Chartres.
«Et cette fermeté, ajoute un contemporain S parut d'autant plus extraordinaire de la part de la princesse qu'on ne pouvait trouver caractère plus doux et plus timide que le sien. »