Archives nationales, K. I4-. Manuscrit, i
Puis, changeant d'avis, Elle fail dire le lendemain que la présentation aura lieu le j. Dès lors le formalisme du duc de Penthièvre s'inquiète... Il veut avant tout qu'aucune erreur de protocole ne dépare la cérémonie : — N'invitez que les parents qui sont du sang* de France et non ceux de M^e votre Mère, lui répond un peu dédaigneusement le prince de Condé, que le duc interroge et qui peut-être a sur le cœur l'échec infligé à son fils. Ils ne sont pas assez « nés », et il n'est point d'usage de les convier à pareille fête ^
Mue de Penthièvre arrive à Versailles le 5. Tout intimidée sans doute, privée pour le grand jour de l'appui d'une mère, la petite princesse, suivant la coutume, demeure deux jours au château sans voir personne autre que le gouverneur et la gouvernante des Enfants de France. Elle ne sort que le 6, pour entendre la messe aux Récollets. Enfin, dans la journée du ^, l'instant émotionnant arrive. Sa cousine, la comtesse de La Marche, va la présenter après le « dîner » qui a suivi une nouvelle messe aux Récollets. Alors commence le supplice de la toilette. M'^^ de Saluées, sa dame d'honneur, l'affuble du panier, de la collerette et du grand corps qui « coupe les bras, serre horriblement et découvre les épaules- ». On la coiffe de la manière la plus gothique du monde et la moins propre à mettre en valeur sa chevelure qui est superbe. On lui met du rouge sans discrétion, on la poudre à l'excès et on